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Les Maisons familiales rurales dans le monde

Dès les années 1950 sont apparues les premières Maisons familiales rurales à l’étranger. Quel que soit le pays dans le monde, elles naissent des mêmes principes fondateurs que ceux qui ont prévalu en France : responsabilité des familles, pédagogie de l’alternance, approche globale de l’éducation et participation au développement du territoire. En France comme à l’étranger, chaque Maison familiale développe sa propre identité, s’affiche différente des autres tout en adhérant à des objectifs et des valeurs communes.


alternance des MFR


apprentissage

Summary - résumé en anglais

In 1937, small trade-unionist farmers of the western South of France invent a singular training centre for their children: the “Maison familiale rurale” (literary translation: the rural family house). The collective responsibility of families, the links between education and territories development, the human and citizen training, the professional and general education strictly combined constitute the strong axes of this project. Pragmatically, these farmers invent the principle of the alternate training system (sandwich courses training system) for the benefit of their sons and then of their daughters, and develop a global approach of education mixing strictly formal, no formal and informal learnings. Since, society has changed, and the “Maisons familiales rurales” also. Their number increased: nowadays in France the organization consists of 440 associations training 70 000 pupils, apprentices or trainees, and more than 600 “Maisons familiales rurales” abroad (in 30 other countries). Their practice of the alternate training system became more professional. The training courses system diversified, but the will to associate all the parents within a family group is still a fundamental principle of the organization.

Histoire

C’est tout naturellement que les Maisons familiales rurales s’ouvrent au monde dans des échanges avec des groupes de paysans de pays étrangers. Mais c’est aussi à la demande du ministère de la Coopération, puis celle du ministère des Affaires étrangères, que le mouvement va pouvoir se diffuser durablement, le concept des Maisons familiales et de la formation par alternance dans plus de quarante pays hors de France.
C’est en 1956, à l’occasion d’une foire internationale, organisée par la jeune république tunisienne que l’on tenta d’informer un plus large public. Les Maisons familiales rurales se présentèrent à Tunis. Elles y installèrent un stand important, invitèrent les familles agricoles à créer leur Maison familiale. Les premières Maisons familiales hors de France se créent en Tunisie, puis en Algérie.
Réunion au TogoAu début des années 1960, les colonies françaises accèdent à l’indépendance et les nouveaux États sollicitent l’aide de la France pour la formation de leurs cadres agricoles et de leurs agriculteurs. Le ministère de la Coopération fait appel au savoir-faire des Maisons familiales dans ce domaine. Parallèlement, l’Église catholique par l’intermédiaire de la J.A.C. et du Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale chrétienne (MIJARC) fait les mêmes démarches. En 1962, un cadre qui rentre d’Afrique après avoir travaillé pour le M.I.J.A.R.C. va organiser définitivement ce service. Une équipe va s’atteler à mettre en place des Maisons familiales au Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo, Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo Brazzaville, Rwanda.
Cette période est très intense. Certaines années près de quarante coopérants partent quatre ou six ans en pleine brousse sensibiliser les communautés villageoises ou prendre la direction de certaines Maisons. Des cadres africains sont formés. Une équipe pédagogique inter-Etats se met en place ainsi que des Unions nationales.
Durant ces années, simultanément, le mouvement développe des relations très étroites avec l’Italie où naissent quelques Maisons familiales dans les régions de Trévise, de Contadine, de Vérone et d’Udine. En 1966, l’Espagne découvre, à son tour, les Maisons familiales et les échanges s’intensifient. De nombreuses sessions de moniteurs et de directeurs français sont organisées dans ces deux pays.
En 1969, des agriculteurs argentins, en visite en France, font connaissance avec le mouvement. Ils s’approprient rapidement l’idée. À la fin des années 1960, le ministère français des Affaires Étrangères sollicite l’Union pour travailler sur l’Amérique du sud et l’Amérique centrale. À partir des années 1970, des associations sont créées au Brésil, au Chili, au Guatemala, au Mexique, au Nicaragua…
Durant toute cette période les relations avec le ministère français de la Coopération sont très étroites.
Devant ce développement considérable et la diversité des actions, le mouvement ressent le besoin d’unifier toutes ces initiatives. L’Association internationale des maisons familiales rurales (AIMFR) est créée à Dakar en 1975.
Puis, dans les années 1990, Florent Nové-Josserand, ancien président de l'Union, imagine de créer une Fondation des Maisons familiales rurales dans le monde.
En parallèle, la coopération prend un nouveau départ. Des fédérations départementales ou régionales s’impliquent dans le suivi d’une vingtaine de pays. Au fil des ans et des expériences, le mouvement s’enrichit des nombreuses relations qu’il a su tisser avec des agriculteurs, des familles, des formateurs et des experts venant de tous les horizons, de toutes les cultures, de toutes les religions.

Implantation des Maisons familiales rurales

On compte aujourd’hui plus de 1 000 Maisons familiales rurales, réparties dans quasiment une quarantaine de pays, essentiellement en Europe, en Amérique latine et en Afrique :`

  • 621 MFR en Europe (Espagne, Portugal, Italie, France)
  • 288 en Amérique latine (Brésil, Argentine, Amérique centrale)
  • 157 Maisons en Afrique (Rwanda, Sénégal, République centrafricaine, Togo, Congo, Maroc…)
  • 9 en Asie (Philippines, Vietnam…)

alternance scolaire

Ici et là : au Québec, en République dominicaine, à l’Ile Maurice, à Madagascar…

formation en alternanceprésentation des Maisons familiales en langue anglaise.
apprentissageprésentation des Maisons familiales en langue espagnole.

Les Maisons familiales rurales, actrices de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes

Les MFR en France et dans le monde

The "Maisons Familiales Rurales" in France and in the world

Las Casas Familiares Rurales - De una iniciativa local a una expansion mundial


Les enjeux

Malgré le savoir-faire et la volonté déployés dans l’accompagnement de toutes ces initiatives au moment des créations et du démarrage, une difficulté essentielle demeure pour les Maisons familiales dans le monde : celle de trouver auprès des États la nécessaire reconnaissance de ces systèmes de formation pour assurer leur pérennité dans le temps. En effet, les Maisons familiales rurales ont dû aussi rechercher le fragile équilibre entre d’une part, l’initiative locale, la responsabilité des familles et d’autre part, la reconnaissance et l’appui par les pouvoirs publics. Équilibre aussi difficile à trouver dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Entre l’abandon pur et simple par certains États des questions éducatives et de développement rural et le trop d’État qui étouffe l’initiative, la voie est étroite. Là encore, les Maisons familiales de France, après 70 ans d’existence, peuvent servir de repères. À force de débats, de combats aussi parfois, elles ont progressivement construit grâce aux élus et aux pouvoirs publics un cadre qui reconnaît leur originalité, garantit leur liberté et permet leur financement.