Se former

Les métiers de l'accueil, du tourisme, et de l'animation

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers deux dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

Présentation de filière Animateur sportif par les MFR d'Annecy-le-vieux et la MFR/CFMM de Thônes

 

 

 

Tourisme : faire vivre une passion

Le tourisme a une bonne image en France. C’est un secteur important de l’économie qui représente 7 % du PIB et deux millions d’emplois directs et indirects. Première destination touristique dans le monde (par le nombre de personnes), il n’est cependant qu’en troisième position en ce qui concerne les recettes. La France souhaite donc améliorer l’attractivité du pays en renforçant l’offre touristique, l’accueil et la formation des jeunes et des salariés du secteur pour augmenter les recettes.

Faire voyager les autres

L’offre touristique dépend de la qualité des formations et des emplois. Aujourd’hui 50 000 postes ne sont pas pourvus dans la filière. Pour rendre le secteur plus attractif auprès des jeunes à tous les niveaux de formation, une mission interministérielle vient d’être lancée. « Travailler dans le tourisme consiste à promouvoir un secteur géographique, animer le territoire pour attirer la clientèle, l’accueillir, mesurer sa satisfaction et faire en sorte qu’elle revienne », explique Christelle Bolle-Richard, monitrice à la MFR de Pontarlier. « Si on veut voyager », met en garde Yannick Chabot, de la MFR de Château d’Olonne en Vendée, « Il vaut mieux faire autre chose. Dans le tourisme, on fait plutôt voyager les autres ! » C’est un métier où il faut savoir transmettre une passion et ne pas compter ses heures. Pour répondre à la demande des professionnels, le BTS Tourisme a été refondu à la rentrée 2012. Composé auparavant de 2 BTS distincts, l’un tourné vers les agences de voyage, l’autre vers le tourisme réceptif, le nouveau BTS Tourisme propose un tronc commun la première année et des spécialisations en deuxième année : l’une sur le multimédia, l’autre sur la « tourismatique ». La fibre pour l’accueil, le face-à-face avec la clientèle est indispensable. Le sens du contact, la curiosité, une bonne culture générale, la maîtrise des langues vivantes (au moins deux dont l’anglais !) et un goût pour le patrimoine et la valorisation des territoires sont des atouts dans ces métiers du tourisme. L’accent est mis sur la conception et la vente de prestations de produits touristiques. De plus en plus le secteur du tourisme se développe vers l’e-tourisme (site Internet, borne d’information, adaptation tablette, smartphone, visite virtuelle). Les personnes préférant la tourismatique (un mot-valise formé à partir de « tourisme » et « informatique ») se formeront aux systèmes de réservation à partir des bases de données utilisées par les agences de voyages. Les MFR accueillent les étudiants en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. La plupart des jeunes viennent soit d’un bac général ou technologique, soit d’un bac professionnel (souvent en vente ou commerce) ou sont en reconversion après un parcours à l’université.

BTSA DATR : une ouverture sur le tourisme

Le BTSA DATR « Développement, animation des territoires ruraux » peut également intéresser les jeunes motivés par des formations tourisme. Il vise à former des personnes dans « le développement et la gestion de projets à caractère social, économique, touristique, culturel et à l’animation d’une activité, d’une structure dans le cadre des territoires ruraux ». Ainsi Stéphanie Lafay a choisi de passer ce BTSA à la MFR de Quétigny tout en ayant le projet de monter une ferme pédagogique. Après trois ans de travail dans diverses administrations para-agricoles et une expérience acquise dans les différents stages durant sa formation (SAFER, FDSEA, exploitation équine…), Stéphanie Lafay s’est installée près de Villefranche-sur-Saône, en zone périurbaine, sur la ferme familiale, en association avec son père et a ouvert « La ferme des bambins » en mars dernier. « Ce BTSA est très large et permet d’acquérir une méthodologie de projets très utile pour savoir comment s’y prendre pour se lancer dans une telle aventure ». Agréée par le réseau Bienvenue à la ferme, elle accueille déjà les enfants des écoles et anime des ateliers autour du lait. Elle compte sur 2 000 visiteurs. Elle conduit de front un deuxième projet : un élevage de volaille avec de la vente directe.

Après le BTS

« Les jeunes trouvent des employeurs auprès des offices tourisme, des sites touristiques comme les châteaux, les parcs naturels, les grottes, des Villages vacances, des campings, des entreprises de transports comme les autocaristes, les transporteurs maritimes et fluviaux, des agences de voyages, des parcs d’attraction… » explique Céline Bernard, formatrice à Miramont de Guyenne. Après le BTS, il existe plusieurs possibilités. Certains jeunes entrent directement sur le marché du travail. Une minorité choisit de partir travailler à l’étranger pour découvrir le monde et parfaire leur niveau de langue. De plus en plus de jeunes poursuivent leur formation et se spécialisent dans le cadre d’une licence professionnelle ou d’une formation bac +3. En MFR, le CFP de Saint-Laurent Laurent- sur-Sèvre met en place en partenariat avec la MFR de Château d’Olonne, un titre RNCP Responsable d’activités ou d’entreprises touristiques de niveau II. « Suite à la consultation des professionnels, il est apparu qu’il manquait certains savoir-faire aux jeunes sortant du BTS sur le management, le marketing, la gestion, le juridique et la commercialisation » énumère Yannick Chabot. Nous apportons le complément qui permet d’évoluer sur des postes à responsabilités. » 

Les chiffres clés

  • Poids de la consommation touristique en France : 7 % du Produit intérieur brut
  • 237 434 entreprises recensées : - Hébergements - Restaurants, - Débits de boissons, - Agences de voyage et voyagistes
  • Les voyages en France métropolitaine selon le type d’espace : Littoral : 22,7 % Montagne : 11 % Rural : 34,2 % Urbain : 28,7 % Sans réponse : 3,4 %
  • La France est le pays le plus visité dans le monde : 81,4 millions de visiteurs internationaux

Source : Chiffres clé du tourisme - DGCIS - Édition 2012

Image des métiers du tourisme

  • Les métiers du tourisme sont jugés porteurs pour 8 Français sur 10.
  • Leur image est associée à l’organisation de voyages, à la promotion et au développement des territoires, aux loisirs et à l’animation, à l’hôtellerie et à l’hébergement.
  • Les conditions de travail sont perçues comme plus ou moins difficiles.
  • Les opinions sont également partagées sur les évolutions de carrières possibles ainsi que sur les rémunérations.
  • La maîtrise des langues étrangères apparaît comme essentielle ainsi que la capacité à être mobile (fréquents changements d’employeurs).

Source : Opinion Way - Février 2013

Témoignage /// Anne RAVON, 22 ans, en formation de niveau II ❝ J’aimerais prendre des responsabilités »  

J’ai réalisé tout mon parcours en Maison familiale. D’abord un B E PA « Services aux personnes ». J’ai orienté mes stages dans le secteur du tourisme (office de tourisme, camping, hôtel), c’est ce qui me plaisait. J’ai poursuivi en bac professionnel « Vente représentation » en apprentissage dans un camping, car j’étais également attirée par la vente. Aujourd’hui le tourisme s’en rapproche de plus en plus. Les entreprises de tourisme vendent leurs produits et elles recherchent de plus en plus des commerciaux. J’ai poursuivi en BTS « Tourisme » en contrat de professionnalisation. J’ai travaillé chez mes parents qui ont une exploitation agricole et qui font de la vente directe. J’ai amélioré la communication avec un site Internet, des dépliants. J’ai également réalisé une étude sur la possibilité de créer un camping à la ferme (pour l’instant mes parents ont juste le terrain). S’ils souhaitent se lancer, l’étude est faite ! Moi j’ai envie de poursuivre mon expérience ailleurs… J’y reviendrai peut-être, plus tard. Je suis sur ma lancée. Je termine ma troisième année (Responsable d’activités ou d’entreprises touristiques). Je suis en contrat de professionnalisation dans un hôtel aux Sables d’Olonne. Je travaille sur un projet de développement durable dans l’hôtel. J’ai fait une étude pour savoir ce que cela coûterait de refaire les chambres en développant un label environnemental. L’alternance me convient parfaitement. J’ai aujourd’hui une longue expérience même si je poursuis toujours mes études. Le secteur du tourisme demande de la polyvalence, il faut savoir s’adapter en permanence à la demande et avoir envie de faire plaisir aux clients. Il faut savoir gérer beaucoup de choses. Plus tard j’aimerais travailler dans l’hébergement, plus particulièrement dans l’hôtellerie de plein air. J’aimerais prendre des responsabilités, progresser et certainement avoir un jour mon entreprise.  

Témoignage /// Anissa Toussaint, apprentie en BTS Tourisme à l’office de tourisme de Nozeroy dans le Jura ❝ faire voyager les autres »  

Je termine mon BTS Tourisme à la MFR de Pontarlier. J’ai 24 ans. Après mon bac, je suis entrée dans la gendarmerie où j’ai travaillé deux ans. Cela a été une superbe expérience mais j’avais envie d’autre chose. J’ai réfléchi pendant un an à ce qui me plairait vraiment et j’ai choisi le tourisme. J’ai trouvé la formation BTS très intéressante. Je suis apprentie à l’Office de Tourisme de Nozeroy. J’accueille le public, je donne des informations sur le territoire, sur l’hébergement. Nous éditons de la documentation, nous mettons à jour les sites Internet. Comme nous sommes en montagne, nous créons des produits de randonnée adaptés à la demande des clients. Le contact avec le public me plaît. L’an prochain, je veux poursuivre mes études en licence professionnelle toujours en alternance pour découvrir le secteur de la vente qui m’attire aussi, plutôt dans une agence de voyage. J’aurai expérimenté ainsi les deux côtés du tourisme et je pourrai choisir.   

Nouvelle formation /// Responsable MDI

La formation R-MDI (Responsable Management, Développement, Innovation) s’adresse aux titulaires d’un niveau bac + 2, avec une expérience professionnelle, dont l’objectif est d’évoluer et de prendre des responsabilités ou de conforter une position d’encadrement en se professionnalisant dans le management, le développement et l’innovation. Cette formation intéresse des animateurs de réseau, des directeurs associatifs, de coordinateurs de fédération, de syndicat professionnel, des chargés de projet, des responsables de service… dans des secteurs variés du service, du tourisme, de l’animation, de l’agriculture… Cette formation, fruit d’une dynamique inter-équipe démarrera à l’automne dans 2 MFR : Gugnécourt (88) et Bressuire SèvrEurope (79).

Lien des Familles n°343 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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LES FORMATIONS POUR S'INSTALLER /// Le mouvement des MFR prépare les certifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
BTS Tourisme
BTSA Développement, animation des territoires ruraux (DATR)
CS Tourisme vert, accueil et animation en milieu rural
Titre professionnel Agent de loisirs (niveau IV)
Titre professionnel Chargé(e) de développement en oenotourisme
Titre professionnel Accompagnateur(trice) de tourisme
Titre RNCP Responsable d’activités ou d’entreprises touristiques (niveau II)

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Les métiers de l'animation : un secteur qui se professionnalise

Dans une société où les loisirs se développent, les besoins pour encadrer des activités multiples et des publics variés ont conduit le ministère de la Jeunesse et des Sports à rénover ses formations. Cette transformation de la filière de l’animation offre de nouvelles perspectives professionnelles. Les MFR accueillent des jeunes dans ce secteur dans le cadre de la formation continue et de l’apprentissage.

Un public varié

Situé entre les secteurs de l’éducation, du sport, de la culture et du social, le secteur de l’animation n’est pas très visible. Il a une histoire récente. L’animateur travaille auprès d’un public varié : les enfants, les adolescents, les adultes, les personnes âgées, les exclus, les personnes handicapées dans des lieux différents : centres de vacances, centres de loisirs, maisons de quartier, maisons de retraite. Le secteur s’est développé. D’une part, un parcours de formation allant jusqu’au niveau supérieur permet aux personnes d’envisager une activité salariée et une carrière. D’autre part, le secteur encourage toujours l’activité occasionnelle des jeunes qui souhaitent devenir animateurs. L’animation peut donc s’exercer de façon amateur ou professionnelle, les deux se complétant. Les diplômes et qualifications proposés par le ministère de la Jeunesse et des Sports portent toujours l’empreinte de cette histoire. Il existe des qualifications non professionnalisantes d’un côté et des diplômes de l’autre.

Des diplômes professionnels

Le BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur de centre de vacances et de loisirs) est un diplôme qui permet d’exercer ponctuellement dans le champ de l’animation à titre non professionnel auprès d’enfants et adolescents en centres de vacances ou de loisirs. Dans le mouvement des Maisons familiales, il est fréquent que les jeunes en formation BEPA Services aux personnes préparent le BAFA. Le BAFD (Brevet d’aptitude aux fonctions de directeur d’accueil collectif de mineurs) est un   diplôme qui permet de diriger à titre non professionnel de façon occasionnelle des enfants et adolescents en accueil collectif. En 2005-2006, 50 844 jeunes ont reçu le BAFA et 3 425 jeunes ont passé le BAFD. Ces diplômes permettent de tester sa motivation pour le secteur de l’animation, mais pour envisager une carrière dans l’animation, il est préférable de compléter sa formation avec un diplôme de niveau V (BAPAAT) ou IV (BPJEPS). Le BAPAAT est un brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien. Il représente un premier niveau de qualification pour l’animation. Dans les Maisons familiales, il peut être préparé par apprentissage. Ce diplôme se déroule en alternance et comprend trois options (loisirs du jeune et de l’enfant, loisirs tous publics et loisirs de pleine nature). Il existe deux supports possibles sportif ou à orientation socioculturelle. L’assistant animateur accompagne, anime un projet élaboré par d’autres. Les employeurs les plus fréquents sont les collectivités ou les associations dans le cadre de structures périscolaires (petites vacances ou centres de loisirs) ou de centres de vacances permanents.  

La méthodologie de projet

Le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) atteste de compétences professionnelles dans quinze spécialités (pêche de loisir, activités équestres, activités physiques pour tous, animation sociale…). Pour s’engager dans cette formation, une expérience dans l’animation est bienvenue. Il faut avoir des aptitudes relationnelles, de la disponibilité et un intérêt pour le public mais il y a également des techniques et une pédagogie de l’animation qui s’acquièrent. « Il ne suffit pas d’être joyeux pour être animateur. Ce n’est pas de l’improvisation. Il faut construire un projet, faire preuve de créativité, d’imagination pour donner un sens à ce qu’on fait », explique Muriel Vallat de Pierrefontaine les Varans. Le diplôme se prépare en alternance. Il est nécessaire d’avoir au moins 18 ans à la fin de la formation et 21 ans pour assurer une direction. Le titulaire du BPJEPS peut diriger une petite structure, être responsable d’un pôle ou d’un secteur. Son rôle est de monter des projets d’animation et d’établissement, de gérer une équipe, de recruter des animateurs, d’organiser… Les employeurs sont principalement les collectivités ou les associations qui gèrent les centres de loisirs, les maisons de jeunes, les centres de vacances ou les maisons de retraites… Partout les besoins de professionnels de l’animation qui sont des vecteurs de lien social se font sentir.

 Chiffres clés

  • 110 000 salariés (animateurs et cadres de l’animation)
  • Une profession féminisée : 71 % des animateurs sont des femmes et 70 % des directeurs sont des hommes.
  • Une profession jeune : la moyenne d’âge est de 32-34 ans.  

Source : BIMAGRI - janvier 2010

Les secteurs qui emploient des animateurs

  • Administration générale (26 %)
  • Activités associatives (21,8 %)
  • Santé et action sociale (21,7 %)
  • Enseignement et formation (9 %)
  • Activités récréatives, culturelles et sportives (13 %)
  • Moyens d’hébergements de courte durée (4,3 %)

Source : rapport INJEP : Un groupe professionnel en évolution ? Les animateurs socioculturels et de loisirs. Francis Lebon.

Témoignage /// Yannick Lacand, Responsable du secteur ados ❝Un métier à vivre ”

À 24 ans, Yannick Lacand travaille à la MJC de Montbrison dans la Loire. Son BPJEPS en poche, formé à la MFR de Montbrison, il est aujourd’hui responsable du secteur « ados ». « J’anime un espace où j’accueille les jeunes et je soutiens leurs projets. Le but n’est pas de leur proposer des activités clés en main. Je les rends autonomes, je leur montre que pour obtenir quelque chose, il faut s’investir. J’ai une relation de confiance avec les jeunes. C’est un travail de tous les instants. C’est très intéressant. Les jeunes sont pétris d’envies et d’idées mais ils partent dans tous les sens. Il faut leur donner des billes pour réfléchir et les responsabiliser. J’essaie d’accueillir également les parents en organisant des apéritifs pour les rencontrer et discuter avec eux. C’est important. Mon rôle est entre la famille et l’école. Je dis la même chose que les parents mais autrement. Je ne suis pas dans le conflit mais dans la confiance. Je leur montre qu’ils existent, que leur parole est importante, qu’elle sera prise en compte mais qu’il ne faut pas faire les choses n’importe comment. Ils ont des compétences, il faut juste les aider à les organiser. C’est un métier très riche qui demande de l’investissement mais qui permet aussi de recevoir beaucoup en retour. L’animation, c’est difficile à expliquer, il faut le vivre ».    

Témoignage /// Nelly Dandé Animatrice dans une résidence ❝ la dignité des personnes ”  

Nelly Dandé a choisi, à 40 ans, de vendre son salon de coiffure pourse reconvertir. Elle s’est formée au CFP de Cantenay-épinard dans le Maine-et-Loire pour devenir « Animatrice en gérontologie ». Elle est aujourd’hui coordinatrice de vie sociale à la résidence Les Moncellières au Fresne sur Loire dans le Maine-et-Loire. « Quand j’ai été embauchée à temps plein aux Moncellières, le directeur, M. Beaudouin, voulait étoffer l’animation dans la résidence. Il avait la volonté politique de créer ce poste avec un vrai projet. C’est ce qui m’a intéressée. Mon rôle est de réfléchir aux objectifs en accord avec le directeur, d’écrire le projet et d’en coordonner l’animation pour les résidents en relation avec toute l’équipe dont j’ai besoin de l’appui. Le réseau de bénévoles nous soutient également. Notre objectif commun est de permettre aux résidents de rester citoyens. Ce n’est pas parce qu’il s’agit de personnes âgées qu’il faut proposer des activités ringardes. Elles sont capables de faire beaucoup de choses. Elles se surprennent elles-mêmes. Les résidents choisissent ce qui leur plaît. On n’impose jamais rien. Ils reçoivent un livret qui comporte les activités que j’édite tous les mois. Le programme est également affiché dans la résidence. Je mets en place un panel d’animations très diversifié, toute la semaine y compris le weekend (ateliers lecture, ateliers peinture, chorale, ateliers mémoire, pâtisserie, cinéma, expositions, il y a aussi des activités plus individuelles comme l’écriture du courrier par exemple…). La résidence est un lieu ouvert sur l’extérieur. Nous pouvons proposer des activités également aux habitants du territoire ou profiter d’activités mises en place par la commune par exemple. Les résidents sont consultés et donnent leur avis sur les repas, les animations… Nous intégrons autant qu’on le peut les familles. Nous travaillons également sur l’intergénérationnel, c’est très important. Pendant ma formation, j’ai découvert une population délaissée. Dans cette résidence, l’équipe est porteuse d’une dynamique. J’ai besoin que tout le monde s’implique et m’accompagne. Les échanges sont indispensables. Le programme d’animation correspond à notre projet d’établissement. Ici, c’est un lieu de vie, ce n’est pas un hôpital. L’établissement recrée un petit village. Il y a des allées qui portent des noms avec une place centrale. Chaque appartement ressemble à un domicile avec un numéro de téléphone, une boîte aux lettres. On connaît les gens par leur nom. On ne les infantilise pas. Faire de l’animation, c’est respecter les personnes dans leur dignité et dans leur culture. »  

Lien des familles n°322 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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ACCUEIL, TOURISME, ANIMATION /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
BAPAAT
BPJEPS Animateur/Animation sociale
BPJEPS Educateur Sportif/Pêche de loisirs
BPJEPS Educateur Sportif/Loisirs tous publics
BPJEPS Educateur Sportif/Activités physiques pour tous
Animateur en gérontologie (Titre niveau IV)

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