Se former

Les métiers de l'agriculture et de l'élevage

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers trois dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

"Portraits d'élèves" afin de mieux comprendre le parcours et les motivations des jeunes et des adlutes en formation BTSA ACSE et Technicien Agricole à la MFR de Coqueréaumont

 

 

 

Devenir agriculteur : préparer la relève

Au moment où les parcours de vie et de formation ne sont plus linéaires et passent par des étapes, des ruptures et des reconversions, le secteur agricole recrute et s’ouvre à de nouveaux publics qualifiés, de plus en plus féminisés, et non nécessairement issus du milieu agricole. Des aides à l’installation et les réseaux Jeunes Agriculteurs et les Points Info Installation-transmission sont là pour accompagner les porteurs de projets. De nombreux diplômes permettent aujourd’hui d’accéder à la Capacité Professionnelle Agricole, indispensable pour bénéficier des aides nationales à l’installation.

Préserver le foncier agricole

En France, chaque année, l’urbanisation et le développement d’infrastructures font disparaître 50 000 hectares de terres agricoles (source Agreste 2010). Cette concurrence entre la ville et l’agriculture touche de très bonnes terres, proches des bassins de consommation et de vie, et entraîne une augmentation du prix du foncier (spéculation, concurrence entre agriculteurs). Des mécanismes de régulation existent. Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) peuvent jouer un rôle allant jusqu’à réaliser des opérations foncières. Les SCOT (schéma de cohérence territoriale) ont également pour objectif de préserver le foncier agricole. On observe malgré tout un agrandissement des exploitations : la France a perdu 50 % de ses exploitations agricoles entre 1988 et 2007 (à l’inverse, le nombre de salariés est stable). Dans ce contexte, la transmission intra-familiale est pénalisée par le prix croissant du foncier et des coûts élevés des investissements. De nombreux enfants d’agriculteurs se destinent à d’autres professions.

Les aides à l'installation

Pour bénéficier des aides de l’État, les nouveaux entrants dans le milieu agricole doivent remplir 3 conditions : avoir moins de 40 ans, posséder un diplôme ou un titre conférant la « capacité professionnelle » et dégager un revenu prévisionnel minimum. En zone défavorisée et de montagne, le montant des aides est majoré. Le renouvellement de la population agricole est d’autant plus essentiel que l’agriculture a besoin aujourd’hui de nombreux paysans, aux origines et aux projets diversifiés. Le jeune qui s’installe pour la première fois en agriculture peut ainsi bénéficier d’une dotation d’installation aux jeunes agriculteurs comprise entre 8 000 et 35 900 euros selon les dossiers et les zones d’installation (source ministère de l’Agriculture), de prêts bonifiés, de déductions de charges sociales et fiscales.

La capacité professionnelle agricole

Aujourd’hui, la capacité professionnelle agricole repose sur l’obtention d’un titre ou diplôme agricole de niveau IV ou plus, recensé dans une liste nationale (revue en octobre 2012), comme par exemple le baccalauréat professionnel « Conduite et gestion de l’exploitation agricole », le brevet professionnel « Responsable d’Exploitation Agricole » (BP REA) ou le Technicien agricole (ancien CCTAR). Le candidat à l’installation doit aussi réaliser son Plan de professionnalisation personnalisé. L’acquisition progressive de la capacité professionnelle agricole est également possible. Le secteur agricole attire aujourd’hui de nombreux jeunes et le taux de renouvellement des générations en agriculture est encourageant : il est passé de 39,7 % en 2006 à 56,3 % en 2009 (d’après la MSA). Il faut noter que 31 % des jeunes de moins de 40 ans qui s’installent aujourd’hui sont encore pluriactifs, c’est-à-dire qu’ils exercent également une autre activité en dehors, les hommes privilégiant le salariat agricole et les femmes le salariat non agricole. Mais un baromètre de la MSA publié en décembre 2011 par la FNSEA et l’IFOP indique une amélioration du moral des agriculteurs : aux jeunes de prendre la relève !  

Les chiffres clés

  • Nombre d'installations : 13 243 (dont 4 957 installations aidées)
  • 27 % des chefs d’exploitation et co-exploitants sont des femmes
  • Le taux de renouvellement des générations en agriculture est passé de 39,7 % en 2006 à 56,3 % en 2009
  • Plus d’un départ sur deux est renouvelé
  • 25 % d’installations s’effectuent hors cadre familial
  • Dans les moyennes et grandes exploitations, les trois quarts des chefs d’exploitation et co-exploitants de moins de 40 ans ont au moins un diplôme ou titre de niveau Bac
  • Réduire sa dépendance à l’achat de ressources (engrais, semences…) dont la rareté fait monter les prix,
  • Mieux répondre aux nouvelles aspirations sociétales (agriculture plus économe, plus respectueuse de l’environnement, attrait pour le « bio »),
  • Diminuer de moitié l’usage des produits phytopharmaceutiques (avec le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement).

(Source : Observatoire installation-transmission APCA / MSA / Agreste 2010) 

Témoignage /// Guillaume BARBOT, jeune agriculteur : ❝ Accueillir une apprentie : un engagement réciproque »

Guillaume Barbot a abandonné son métier de conseiller bancaire pour s’installer agriculteur sur l’exploitation de sa femme Aurélie, qui avait repris en 2006 la ferme familiale à Montigné en Ille-et-Vilaine. Pour effectuer sa reconversion professionnelle, il a obtenu un Bac Professionnel CGEA en formation pour adultes passé en deux ans par correspondance. Pour un jeune homme titulaire d’une Maîtrise Administration Économique et Sociale et non issu du milieu agricole, le stage obligatoire de 6 mois durant cette période de formation fut indispensable pour acquérir les techniques du métier. Pour assurer un revenu viable au couple, il a fallu trouver une activité complémentaire à l’activité laitière existante : une opportunité se présenta avec l’acquisition de poulaillers labellisés « Poulets de Janzé » dans un périmètre géographique acceptable autour de la ferme (7 kilomètres). Ces deux jeunes agriculteurs, conscients de l’importance de l'alternance dans la formation des futurs exploitants agricoles, accueillent désormais une jeune apprentie, Noémie Leprince, actuellement en deuxième année de BTSA ACSE à la MFR de Port-Brillet. « On peut lui faire confiance. Sur le plan technique elle est déjà très autonome » souligne Guillaume BARBOT. « Sur le plan théorique, nous la conseillons pour l’écriture de son rapport. Pour nous aussi, c’est important », confie Aurélie Barbot. « C’est un engagement réciproque entre l’apprentie et le maître de stage ».

Témoignage /// François THABUIS, Président des JA : ❝ S'installer hors cadre familial »

François THABUIS est président de JA (Jeunes agriculteurs) depuis juin dernier. Le syndicat agricole est particulièrement attentif à l’installation des jeunes en agriculture. Il revient sur son parcours.  Agriculteur depuis septembre 2004, en Haute-Savoie, dans le Massif des Aravis, à Serraval, François Thabuis n’est pas originaire du milieu agricole. Il s’est installé après une longue période où il a concilié études et passion pour l’élevage. « En classe de 3e, j’ai été le seul à effectuer ma semaine de stage dans un centre d’insémination agricole, ce qui a étonné le reste de la classe ». Poussé par sa famille à poursuivre dans la filière générale, François Thabuis passe un bac scientifique, ce qui ne l’a pas empêché de continuer d’aider à la ferme de son voisin sur son temps libre… Il fait enfin coïncider son rêve d’agriculture et sa formation en obtenant un BTS Production animale en deux ans et un BTSA Analyse des Conduites et des Systèmes d’Exploitation en un an. Ces études lui ont permis de participer à un programme franco-égyptien de transfert technologique pour améliorer une race locale en croisement avec la race Abondance. À l’issue de ces trois ans d’études, François Thabuis a suivi un stage d’un mois dans un organisme de sélection génétique (UPRA Abondance), tout en continuant de s’investir dans la ferme de son voisin. Ce dernier, arrivant à un âge où la question de la poursuite de l’activité se pose, consent à lui transmettre sa ferme. Il s’installe « hors cadre familial », en zone de montagne avec une dizaine de vaches laitières seulement et une production limitée à 46 000 litres. Le pari est risqué. « Sans les aides, je n’aurais jamais pu m’installer » souligne François Thabuis. Il bénéficie du schéma des structures et de la priorisation à l’installation ainsi que de la politique départementale de la promotion laitière qui lui a permis d’élever sa production à 120 000 litres de lait. François Thabuis est également soutenu par les JA : « c’est important de recevoir les conseils des jeunes agriculteurs ». L’exploitation de François Thabuis s’est d’abord développée avec l’acquisition d’alpages, dans le cadre du label Reblochon, et la venue d’un associé. Aujourd’hui, un atelier caprin a été mis en place et une activité refuge-hébergement a vu le jour permettant l’arrivée d’un deuxième associé. Un exemple réussi d’installation qui profite aux jeunes stagiaires que François Thabuis accueille régulièrement sur l’exploitation.

Lien des Familles n°342 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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LES FORMATIONS POUR S'INSTALLER /// Le mouvement des MFR prépare les certifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Bac pro Conduite et gestion de l’exploitation agricole/Systèmes à dominante élevage ou Systèmes à dominante culture

Bac pro Conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole
Bac pro Conduite et gestion de l’entreprise hippique
Bac pro Productions horticoles
Bac pro Agro-équipement
Bac technologique Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant
Technicien agricole, Titre UNMFREO (niveau IV)
BP Responsable d’exploitation agricole
BTSA Productions animales
BTSA Analyse et conduite des systèmes d’exploitation
Licence pro Agriculture biologique : conseil en développement
Licence pro Management des organisations agricoles

Environ 150 établissements du réseau des MFR préparent à l’installation en agriculture.

ADEMA
L’Accès des Demandeurs d’Emploi aux Métiers Agricoles (ADEMA) est un nouveau dispositif qui permet de découvrir les métiers de l’agriculture. En 2010, 1600 personnes ont bénéficié de cette opération. 40 MFR sont habilitées à conduire ce parcours.

 

 

Agriculteur : la passion d'un métier

Secteur stratégique, synonyme de sécurité alimentaire et d’aménagement du territoire, l’agriculture française occupe la première place dans l’Union européenne, loin devant l’Allemagne (67 milliards d’euros de chiffre d’affaires contre 48 en 2008). Même si elle subit actuellement une baisse des prix des marchés mondiaux après l’envolée de 2007-2008, elle reste un secteur plein d’avenir qui doit relever de nouveaux défis (une agriculture compétitive et durable tout en renouvelant les générations).

Un secteur en mutation

Le secteur agricole est en mutation : il compte moins d’actifs, en particulier pour la main-d’oeuvre familiale encore majoritaire (chefs d’exploitation, conjoints, aides familiaux). À l’inverse, en se maintenant, le salariat gagne du terrain en se diversifiant (salariés permanents, services de remplacement, groupements d’employeurs, salariés à temps partagé, saisonniers…). Enfin, l’agriculture sociétaire (exercice du métier à plusieurs sur une même exploitation) continue à se développer : elle regroupe plus de 40 % des exploitations pour 240 000 associés et a représenté 62 % des installations aidées en 2005 (source CNASEA). En 2007, deux tiers des exploitants avaient plus de 40 ans et 18 % plus de 55 ans. L’enjeu de la transmission du métier est clairement posé. L’installation dite « hors-cadre familial » de jeunes qui ne sont pas enfants d’agriculteurs est déjà une réalité. Elle sera une nécessité demain mais aussi un défi à relever. Dans les MFR, par exemple, trois-quarts des jeunes en BEPA « Production » en 2006 n’étaient pas issus du milieu agricole. Cette diversité des jeunes est un formidable atout pour gagner ce pari.

De nouveaux modes de production

Majoritairement familiale dans le passé, l’agriculture française nous présente donc un nouveau visage. De nouveaux challenges l’attendent. Elle sera amenée à redéfinir ses modes de production et sa stratégie :

Les principales productions animales sont représentées en France par les bovins laitiers ou allaitants (19 millions de têtes), les porcs et les volailles, concentrés dans l’ouest. Les céréales-oléagineux et le vin dominent les productions végétales avec plus de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pour travailler dans ce secteur, il faut être attiré par la diversité des activités liées aux étapes de la production du vivant, avec ses richesses et ses aléas, par le travail en équipe et les relations humaines, l’initiative, l’aptitude aux changements, la gestion administrative et financière de l’entreprise, la stratégie commerciale. Ce sont donc des métiers riches de leur complexité.

Des parcours diversifiés

Vous l’aurez compris, une solide formation générale, technique, humaine avec ouverture sur le monde est nécessaire. La connaissance du secteur est un atout, ce n’est pas une condition d’entrée. Le cursus peut commencer dès la 4e ou la 3e à partir des passions du jeune pour les « métiers du vivant », par exemple les produits du terroir. Un stage adapté vise à entretenir cette passion et génèrera un échange constructif avec son tuteur professionnel. Ensuite, plusieurs voies sont possibles :

  • Le CAPa, diplôme où la pratique prime. À l’issue, un emploi de salarié d’exécution est visé même si la poursuite en bac professionnel est possible. La maîtrise de la conduite d’engins permet également de postuler dans le secteur des travaux publics.
  • Le Bac professionnel Conduite et gestion de l’exploitation agricole ou le CCTAR Technicien productions agricoles et services associés permettent de renforcer sa technicité tout en optimisant la gestion de l’atelier et de l’entreprise. Un stage hors région ou à l’étranger renforce l’ouverture.
  • Le BTSA permet d’approfondir ses acquis et prépare aux métiers de l’environnement de l’exploitation. Plusieurs options sont envisageables, par exemple Productions animales ou Analyse et conduite de systèmes d’exploitation.
  • Des formations complémentaires nombreuses sont possibles : certificats de spécialisation, certificats de qualification professionnelle mis en place par la branche agricole, licences professionnelles…

L’agriculture n’est pas réservée aux garçons. Les filles trouvent aussi leur place comme salariée ou chef d’exploitation. Le secteur agricole se caractérise également par une formidable diversité des lieux de stages y compris à l’étranger. La formation agricole affiche une grande qualité des résultats d’insertion professionnelle. À niveau identique, le taux d’emploi y est beaucoup plus élevé qu’ailleurs.

 Chiffres clés

  • L’agriculture en France occupe 32 millions d’hectares (sur 55).
  • On recense 326 000 exploitations professionnelles en 2007. La taille des exploitations progresse.
  • 770 000 actifs permanents travaillent dans l’agriculture dont 630 000 sont les exploitants et les membres de leur famille et 140 000 salariés permanents.
  • On considère que l’agriculture génère 5 emplois induits par actif agricole.
  • La formation agricole relève de la mission du ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche.

Source : BIMAGRI - janvier 2010

Témoignage /// MICHEL MARCOUL PRÉSIDENT FNASAVPA*

❝CHANGER L’IMAGE DU SALARIAT ”

Les jeunes ne savent pas assez qu’on peut choisir d’être salariés en agriculture. Aux jeunes en formation agricole, on parle beaucoup d’installation et trop peu du salariat qui souffre d’une  mauvaise image : un travail saisonnier et peu qualifié. Cela existe aussi. Mais ce n’est pas la réalité du salarié permanent. Le salarié, alors, n’est plus un simple exécutant : il est très bien formé (bac professionnel ou BTS), il est polyvalent et responsable.

Beaucoup de femmes choisissent ce statut. Le salariat est une chance. Il permet d’accumuler de l’expérience, d’être mobile, de s’ouvrir, de s’enrichir, de prendre des responsabilités, avant de peaufiner un projet d’installation pourquoi pas !

*FNASAVPA : Fédération Nationale des Associations de Salariés de l’Agriculture pour la Vulgarisation du Progrès Agricole

Témoignage /// HUBERT BEAUDOT PRÉSIDENT DE GAEC & SOCIÉTÉS

❝TRAVAILLER ENSEMBLE POUR VIVRE MIEUX”  

Notre association nationale GAEC & Sociétés souhaite encourager la formule sociétaire. Il n’y a pas de profil type pour devenir associé. Il n’est pas nécessaire d’être de la même famille mais il faut bien se connaître, partager les valeurs essentielles (la solidarité, le respect de l’autre). Il s’agit d’organiser le travail en commun en mettant en place un système de communication et de relations. Il faut s’entendre sur le sens et les objectifs car il y a en jeu la responsabilité de l’exploitation. Cette organisation offre plus d’efficacité humaine : elle permet aux différents associés d’échanger, c’est très rassurant. Elle permet aussi de mieux s’organiser et de bénéficier d’une vie de famille. Quand des jeunes font un stage dans un GAEC, nous devons savoir être très accueillants pour les convaincre qu’ils peuvent s’installer en société. L’installation nécessite moins de capitaux. Il est possible de prendre des parts au fur et à mesure. Notre message : c’est qu’en travaillant ensemble, les choses vont être mieux.

 

 

Témoignage /// GILLES MENANT DIRECTEUR DE LA MFR DE VERNEIL LE CHÉTIF DANS LA SARTHE

❝ UN FORUM SUR LE SALARIAT AGRICOLE”

La MFR de Verneil le Chétif a organisé une première rencontre agricole sur le thème du salariat agricole en partenariat avec l’ADEFA (Association Départementale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture) sur le thème : Comment valoriser le salariat auprès des jeunes ? « Employeurs, salariés en agriculture… Quelles attentes pour un emploi stable ? ». Partant du constat que les exploitations s’agrandissent, que les agriculteurs souhaitent bénéficier de plus de souplesse dans leur emploi du temps (les conjoints travaillant de moins en moins souvent sur l’exploitation), la demande en main-d’oeuvre sur les exploitations agricoles apporte une nouvelle vision du salariat. Les métiers de l’agriculture ont beaucoup changé. Le salarié est devenu un partenaire, un technicien qui apporte une valeur ajoutée à l’exploitation, qui prend des initiatives et qui assure des responsabilités (gestion d’un troupeau, conducteur d’engins agricoles, responsable de cultures…) L’agriculture offre aujourd’hui des perspectives d’emplois valorisants pour des salariés formés, compétents et polyvalents.

Dans le cadre de la rénovation du bac professionnel, de plus en plus de jeunes vont obtenir leur diplôme. Beaucoup ne s’installeront pas tout de suite. Une expérience de salarié leur laissera le temps de construire leur projet. Deux anciens élèves ayant un BTS ont témoigné de leur parcours. Ils ont choisi d’être salariés dans un premier temps pour mesurer les risques et profiter de leur liberté. Ils ont mis en avant les qualités requises pour travailler dans ce secteur : l’ouverture d’esprit, la curiosité, la capacité d’analyse, la prise de responsabilité, la capacité à savoir se former en France mais aussi à l’étranger. L’un était salarié d’un groupement d’employeurs et travaillait sur trois exploitations différentes, multipliant les savoir-faire et les méthodes de travail. L’autre était devenu le bras droit de son employeur sur l’exploitation. Deux agriculteurs, employeurs de main-d’oeuvre, ont également expliqué quelles étaient leurs attentes. Une telle journée a permis de mieux faire connaître la MFR dans ce secteur alors qu’elle a davantage une identité tournée vers le paysage et l’horticulture. Il est très important pour nous de développer la formation des jeunes en agriculture. C’est un défi pour les MFR et le monde rural de maintenir une activité dans nos campagnes, notamment grâce à l’agriculture qui offre des métiers valorisants pour les jeunes.  
Des informations sur les métiers sur le site de la Chambre régionale d’Agriculture des Pays de la Loire: www.laterremonavenir.com

Lien des familles n°330 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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MÉTIERS DE L’AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE /// Le mouvement des MFR prépare aux qualifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAPa Métiers de l'agriculture
Bac professionnel Conduite et gestion de l’exploitation agricole
Bac professionnel Conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole
Bac professionnel Conduite et gestion de l'entreprise hippique
Bac technologique Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant
Technicien agricole, Titre UNMFREO (niveau IV)
BTSA Productions animales
BTSA Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
Licence professionnelle Agriculture biologique : conseil et développement
Licence professionnelle Management des organisations agricoles
BPA
Certificats de spécialisation (CS)
Certificats de qualification professionnelle (CQP)
Formation continue

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