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Les métiers de l'électricité et de l'électronique

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers ce dossier réalisé pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

 

 

Les métiers de l'électricité et de l'électronique

Les métiers de l’électricité se développent autour de trois grands secteurs d’activité, le bâtiment, l’industrie et le tertiaire. Avec le développement de la domotique, l’électricien rend les bâtiments « intelligents », pose les câbles informatiques, installe les systèmes de vidéo-surveillance, permet de piloter automatiquement les installations industrielles… Un métier en constante évolution, qui s’adapte aux nouvelles technologies. 

Bon à savoir

Il n’y a pas d’improvisation possible ! L’électricien a entre les mains la sécurité des installations électriques sans laquelle rien ne peut fonctionner dans un bâtiment ! Il est responsable également de la mise aux normes et de la maintenance des systèmes. De la conception à la réalisation en passant par la maintenance, les métiers sont très divers et requièrent des niveaux de compétences variés. Les jeunes peuvent choisir d’entrer dans ce métier dès la fin de la 3e. Deux parcours sont envisageables : soit en CAP, soit en Bac professionnel.

En MFR, tous les jeunes ont le statut d’apprenti et recherchent un maître d’apprentissage pour la durée de leur formation. Ils sont nombreux à l’issue de la formation à être embauchés là où ils se sont formés.  Les jeunes qui choisissent le CAP (en deux ans) se destinent dans un premier temps à être des ouvriers professionnels qui travaillent sous la conduite d’un chef d’équipe. Si le métier est avant tout un travail manuel la formation très pratique est cependant complète. Elle demande de la rigueur, de l’habileté, du sens des responsabilités et réclame d’avoir du goût pour les sciences (mathématiques et physique notamment) et de savoir lire des plans et des schémas. C’est en effet à partir de plans que l’électricien réalise les installations électriques des habitations, des bâtiments commerciaux, des bureaux, des usines. Il fait les tranchées, pose le réseau de câbles, installe prises et interrupteurs, effectue les différents raccordements, le contrôle qualité ainsi que tous les tests avant la mise en service. Désormais, il s’occupe aussi de la pose de câbles informatiques, d’équipements de vidéosurveillance, de téléphonie, de domotique. Selon qu’il se forme chez un artisan ou dans une plus grosse entreprise, les chantiers peuvent être d’ampleur et de complexité différentes. L’électricien doit souvent côtoyer d’autres professionnels du bâtiment. Le CAP en poche, les jeunes ont acquis les bases du métier. Il est conseillé cependant de poursuivre des études. La tendance est à la hausse des qualifications dans un secteur en évolution (enjeu de l’efficacité énergétique, domotique). Le jeune a là encore plusieurs choix possibles, il peut se former en Brevet professionnel. Dans ce cas, son objectif est l’insertion professionnelle comme ouvrier qualifié au bout des deux ans d’études.

Le Bac professionnel

Si en cours de route, le jeune s’aperçoit qu’il a envie de pousser plus loin, cependant rien ne l’empêche de le faire. Il lui faudra juste un peu de persévérance. À la MFR de Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), il est proposé une classe passerelle d’un an, pendant laquelle il passera le bac professionnel, sésame pour entrer en BTS. Après un CAP, un jeune s’il en a les capacités peut tout à fait entrer directement en Première pour préparer le bac professionnel en deux ans.  Le bac professionnel est également accessible directement après la 3e. En Seconde, les jeunes acquièrent les fondamentaux. En Première et Terminale, ils apprennent les compétences pour assurer l’organisation, les installations, la maintenance, la programmation des systèmes, la gestion d’une entreprise… À la MFR de Saint-Etienne-de-Montluc, environ 30 % des jeunes poursuivent en BTS après le bac professionnel, hors du réseau car les MFR n’offrent pas encore de formations post-bac en électricité. Quelques-uns choisissent de changer d’orientation, la majorité travaille dans le secteur. Après quelques années de pratique, l’électricien peut devenir chef d’équipe, chef de chantier. Ce métier offre des perspectives dans beaucoup de secteurs vers lesquels il est possible de se spécialiser. Nombreux sont ceux qui choisissent également de reprendre ou de créer leur entreprise.  S.B. (avec la MFR de Saint-Etienne-de-Montluc)

Réseaux informatiques

Le Bac professionnel Systèmes numériques offre une spécialisation dans la partie réseaux. Il forme des Techniciens qui interviennent sur les équipements et les installations exploités et organisés sous forme de systèmes interconnectés et communicants, de technologie électronique et numérique. Le technicien Systèmes numériques, formé à la MFR de Saint-Egrève et au Centre de formation Bourgogne Franche-Comté de Besançon est spécialisé dans l’option « Réseaux informatiques et systèmes communicants » (RISC) : il intervient sur l’installation et la maintenance d’équipements dans les réseaux d’entreprises (matériels et logiciels), ainsi que sur l’ensemble des terminaux de dernière génération (objets numériques communicants). Les jeunes peuvent ensuite poursuivre en BTS dans ce secteur informatique (notamment à Saint-Egrève). (avec A. Viennot du CFB de Besançon)

Les chiffres clés

  • 50 000 entreprises artisanales dans le domaine de l’installation électrique et du génie climatique.
  • 68 674 salariés (entreprises moins de 20 salariés).
  • Répartition des électriciens dans le bâtiment : installateurs de réseaux électriques (50 %), maintenance (19 %), technologie de l’information et de la communication (14 %), génie climatique (10 %).
  • L’industrie est le premier employeur d’électriciens et d’électroniciens.

SOURCE : Chiffres clé CAPEB 2016/ FIEEC / Les métiers.net

Témoignage /// JEAN-CHRISTOPHE RICHARD, 51 ANS, CHEF D'ENTREPRISE D’ÉLECTRICITÉ GÉNÉRALE À COUËRON (44) ET MAÎTRE D’APPRENTISSAGE : "ON APPREND LONGTEMPS DANS CE MÉTIER” 

J’ai fait ma formation en CAP en électricité à la MFR de Saint-Etienne-de-Montluc en 1981. J’avais 15 ans. Aujourd’hui j’ai 51 ans. J’ai d’abord travaillé pendant une quinzaine d’années avant d’envisager de reprendre une entreprise. C’est un tout autre métier ! Depuis que je suis employeur, j’accueille des jeunes en apprentissage, si possible de la MFR de Saint-Etienne-de-Montluc car c’est un système de formation qui propose un accompagnement qui permet aux jeunes de réussir. J’en garde moi-même une grande reconnaissance. Aujourd’hui, je suis fier d’avoir mon fils comme apprenti en CAP ! Je souhaite avoir des jeunes qui sont tout simplement motivés, qui ont le sourire et l’envie d’apprendre. Je leur conseille toujours de poursuivre leurs études en Brevet ou en Bac professionnel et d’aller voir ailleurs comment les autres travaillent, dans des entreprises différentes. C’est très instructif, il faut savoir être curieux, travailler en équipe. On ne fait jamais la même chose, il faut suivre les évolutions. On apprend longtemps dans ce métier ! S.B. 

Témoignage /// ANAÏS OLLIVIER, 34 ANS, APPRENTIE EN PREMIÈRE DE BAC PROFESSIONNEL À LA MFR DE SAINT-ÉTIENNE-DE-MONTLUC (44) ❝ HISTOIRE D’UN COUP DE FOUDRE”

Le parcours d’Anaïs Ollivier, diplômée d’un master 2 en Gestion de patrimoine, 34 ans, 2 enfants, n’est pas banal. Après avoir travaillé plusieurs années dans de grandes banques en Île de France, Anaïs s’installe en région nantaise en 2008 et devient assistante de direction dans divers secteurs notamment industriels grâce auxquels elle se découvre un goût pour la technique. Après un bilan de compétences, son attrait pour les métiers du bâtiment se confirme. Anaïs sera électricienne ! « J’ai eu l’intuition qu’avec l’électricité, je n’allais pas m’ennuyer avant un bon moment. J’ai commencé par faire un stage d’immersion professionnelle en avril dernier, de quinze jours, grâce à Pôle Emploi. « Je me suis retrouvée, du jour au lendemain, sur un chantier de construction d’immeuble, avec les chaussures de sécurité, le casque. Le premier jour, je n’étais pas très fière mais je suis tombée dedans. Cela a été un peu comme un coup de foudre. » Dans la foulée, Anaïs signe un contrat à durée déterminée avec le chef d’entreprise en attendant de commencer une formation par alternance en septembre. « Mon patron avait pensé à un CAP, finalement la MFR m’a proposé le Bac professionnel, directement en Première, compte tenu de mon parcours antérieur et de mon âge. Je suis en formation avec des jeunes qui sortent de Seconde ou de CAP. Certains ont 17 ans. Dans notre groupe, il y a plusieurs personnes qui, comme moi, sont en reconversion. Nous nous entraidons, les jeunes qui sortent de CAP m’apprennent beaucoup car si je n’ai pas besoin de passer les matières générales, par contre, je dois rattraper toutes les matières professionnelles pour me mettre au niveau. » Anaïs a choisi la MFR de Saint- Etienne-de-Montluc sur les conseils de son employeur et en raison de l’accompagnement différent qui y est proposé. « La MFR ne laisse personne sur le bord du chemin. Les formateurs se soucient toujours de savoir où nous en sommes. Quand certains traînent un peu, il y a toujours quelqu’un pour rappeler qu’il faut s’y mettre. C’est un état d’esprit : ils sont là pour nous. »
Électricienne sur un chantier en gros oeuvre… La situation n’est pas très commune. Le travail est physique, Anaïs reconnaît qu’il faut donner de sa personne et savoir-faire sa place. « Les électriciens côtoient les maçons, les plaquistes, les plombiers… Je n’ai jamais croisé de filles. J’ai eu affaire à plusieurs attitudes, soit les gens trouvent qu’une fille sur un chantier, c’est très bien car cela change de l’ordinaire, soit les ouvriers refusent de travailler avec moi. Au début, j’ai cru que c’était une plaisanterie mais c’était sérieux : une femme sur un plancher, c’était hors de question ! Il faut donc de la force de caractère pour s’imposer. Il faut aussi savoir poser les limites et expliquer que le respect n’est pas en option ! En général, quand les ouvriers voient que je travaille comme eux, ils ne font plus de remarques et tout se passe bien. » L’avenir, Anaïs le voit sereinement. « Je suis très motivée pour ce métier qui est très concret en même temps qu’il réclame de la réflexion, de l’organisation, de la rigueur. Je fais des choses intéressantes et ce n’est que le début. Si je me lasse du secteur du bâtiment, je peux me tourner vers le tertiaire, l’industrie, la maintenance industrielle. Il y a beaucoup de domaines où les compétences en électricité peuvent servir. Mon objectif est de réussir le bac, l’an prochain. Ensuite, j’aimerais faire si je peux un BTS Électrotechnique pour aller vers le management d’équipe et la gestion de chantier… ». (Propos recueillis par S.B.)

Lien des Familles n°358 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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METIERS DE L'ELECTRICITE ET DE L'ELECTRONIQUE /// Les MFR préparent les qualifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Préparation et réalisation d’ouvrages électriques
BEP Electrotechnique énergie équipements communicants
Brevet Professionnel Installations et équipements électriques
Bac Professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés
Bac Professionnel Systèmes numériques

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