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Les métiers de la mécanique, de la maintenance, et de la conduite des équipements

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers trois dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

 

Présentation de la filière agroéquipement par la Fédération des MFR d'Ille-et-Vilaine

 

 

 

Les métiers de l'agroéquipement : un secteur qui recrute

Par agroéquipements, on entend l’ensemble des matériels et équipements utilisés en production agricole. Le conducteur de machine agricole effectue toutes sortes de travaux sur l’exploitation agricole. Polyvalent et performant, il a un savoir- faire recherché sur le marché du travail.

Une diversité de matériels

Il peut s’agir de la conduite d’engins motorisés comme les tracteurs, les ensileuses utilisées pour la récolte et le hachage des fourrages (herbe, maïs...) avant leur mise en silo, les pulvérisateurs automoteurs, les moissonneuses... Il peut aussi s’agir de matériels de travail du sol, de récolte ou d’épandage non motorisés, d’installations de stockage des grains et des fourrages, d’alimentation automatisée des animaux, de systèmes de traite (robots, salles de traite...)... Les activités de conduite des agroéquipements s’exercent donc sur l’exploitation agricole. L’agriculteur ou son salarié qualifié peut effectuer lui-même les différents travaux s’il possède ses propres outils. Un parcours dans l’enseignement agricole permet de maîtriser à la fois le choix de l’équipement à utiliser ainsi que son usage en fonction du type de sol et des conditions climatiques : réglages in situ, réactions appropriées en cas d’aléas... Ces équipements étant très onéreux (achat, entretien), pour en limiter le coût, l’agriculteur peut également être adhérent d’une CUMA (coopérative d’utilisation de matériel agricole). Dans ce cas, c’est l’adhérent ou un salarié de la CUMA s’il existe, qui effectue les travaux agricoles mécanisés avec les engins achetés en commun avec plusieurs exploitations et répartis selon un planning.

Enfin, les agriculteurs peuvent également avoir recours à des prestataires extérieurs appelés « entreprises de travaux agricoles » (ETA) qui amortissent leurs investissements sur de grandes surfaces, celles de  leurs clients. Ils font notamment appel à eux lors des périodes de pointe (semis ou récolte par exemple) mais aussi tout au long de l’année dans le cadre d’un contrat portant sur la globalité de l’itinéraire technique.

Des compétences larges

Le terme de « chauffeur » est souvent utilisé pour qualifier le métier exercé en CUMA ou en ETA. La conduite des chantiers requiert des compétences variées connaissances en agronomie, maîtrise technique du végétal permettant d’optimiser le pilotage de la machine mais aussi de l’organiser en amont (choix des équipements, planning prévisionnel...). Cette organisation associée à la conduite et au suivi du chantier constitue donc le cœur du métier. La gamme d’intervention est large et la saisonnalité forte. Comme en agriculture, les pointes de travail sont courantes du printemps à l’automne  large éventail de travaux à réaliser, nombre de « jours disponibles » parfois limités par les contraintes agronomiques et climatiques (portance des sols, stades optimum de semis et de récolte à respecter pour garantir la qualité...). C’est pourquoi les ETA ou les CUMA veillent scrupuleusement à l’organisation de leur travail. Elles doivent également intégrer les exigences croissantes de leurs clients ou adhérents. En effet, en lien avec l’évolution des marchés des produits agricoles (cahier des charges, certification de produit) ou de la réglementation (protection de l’environnement...), les chauffeurs des ETA ou des CUMA réalisent aussi les enregistrements permettant à l’agriculteur d’assurer la traçabilité du produit. Le chauffeur est également garant de la sécurité des personnes et des biens sur le chantier mais aussi lors des déplacements. Ce dernier point prend de l’importance. En effet, la puissance, l’encombrement, le poids des machines agricoles vont croissants. Des normes strictes de mise en conformité des matériels et de circulation ont cours et le conducteur doit maîtriser l’engin et les matériels rattachés en toutes circonstances. Sur site ou au retour du chantier, les chauffeurs assurent égale- ment la maintenance de premier niveau des engins  entre- tien périodique avec tenue du livret (graissage, remplacement des pièces d’usure, contrôle des niveaux du liquide de refroidissement et des circuits hydrauliques...). Ils réalisent également un prédiagnostic en cas de panne et peu- vent se mettre aussi en relation avec le concessionnaire pour la réparation.

Des parcours de formation

Cette gamme étendue des compétences ne permet pas une maîtrise immédiate du métier par un jeune. Cette maîtrise, déterminante dans un contexte économique toujours plus contraignant, passe par un parcours de formation adapté avec plusieurs paliers. Pour un jeune, le premier palier démarre après la 3e. Il peut se former soit en CAPA option Production agricole et utilisation des matériels (2 ans), soit en Bac Professionnel, ou Brevet Professionnel, option Agroéquipement (3 ans). Le Bac Professionnel CGEA Systèmes à dominante cultures permet également de se familiariser avec ces questions. Il existe également un Certificat de spécialisation pour développer des compétences Agroéquipements après un parcours autre (1 an). Un BTSA option Génie des équipements agricoles existe également, il prépare à travailler en concession (technico-commercial...). La licence professionnelle devient alors possible. À l’issue de l’ensemble de ces parcours, les taux d’emploi sont très satisfaisants. 

Les chiffres clés

  • 23 000 Entreprises de Travaux Agricoles (ETA ), mais aussi ruraux et forestiers.
  • 74 000 salariés permanents ou saisonniers (chauffeurs et postes administratifs).
  • Parts de marché : labours et semis (30%), récoltes de fourrage, des céréales à paille et des vendanges (50%), récoltes de maïs grain (60%), récoltes de betteraves (70%), récoltes de légumes industriels : tomates, petits pois... (90%)

Source ETA  www.e-d-t.org

Les chiffres des CUMA

  • 13 400 CUMA (Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole)
  • 224 600 agriculteurs sont adhérents (un agriculteur sur deux)
  • 5 500 salariés, pour l’essentiel des chauffeurs
  • Activité principale : travaux de conduite et d’entretien du matériel.

Source : CUMA 2011   www.cuma.fr

Enquête /// auprès des jeunes en formation dans l’enseignement agricole « Quelle vision du métier ? »

Déjà organisatrice d’un colloque « Attractivité des métiers » en 2008, la fédération nationale des Entrepreneurs des territoires souhaitait une réponse à la question : « Les jeunes connaissent-ils nos métiers » ?

L’étude a mesuré si ces métiers représentent une perspective d’avenir. Les réponses obtenues permettent de tirer quelques conclusions.

Oui, la plupart des jeunes de l’enseignement agricole connaissent les entreprises de travaux, surtout pour le public masculin issu de l’agriculture. Ils en mesurent les atouts (diversité des activités, autonomie, possibilités d’évolution…) et formulent les « qualités jugées nécessaires pour la réussite dans ces métiers » : la passion, la polyvalence, l’organisation notamment.

Si les métiers de conducteurs d’engins et de salariés d’exploitation agricole sont les plus désirés, la moitié des jeunes interrogés cite l’entreprenariat comme une finalité de leurs études qu’il s’agisse de reprendre l’entreprise familiale ou de créer une entreprise. En attendant de mettre leur projet à exécution, une période de salariat pour s’initier au métier constitue une opportunité d’activité.

Technicien gestionnaire de chantiers en ETA

Un titre spécifique a été mis en place par la Fédération Nationale des Entrepreneurs des territoires pour former le « second » du responsable de l’ETA. Il s’agit du titre « Technicien gestionnaire de chantiers en ETA ». Le parcours de 18 mois s’effectue après un bac professionnel Agroéquipement. Il se déroule autour de 4 pôles : Relation client, Conduite des chantiers, Gestion des risques, Participation à la gestion économique et administrative des ETA. Il se déroule au Centre de Montfort (35) et a essaimé cet automne à la MFR de Mozas à Bourgoin-Jallieu (38). Les MFR d’Escatalens (82), de St-Germain de Marencennes (17) et de Vigneulles (55) ont démarré en 2012.

Lien des Familles n°337 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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AGROEQUIPEMENT /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Maintenance des matériels/Option A Matériels agricoles
CAP Maintenance des matériels/Option B Matériels de construction et de manutention
CAP Maintenance des matériels/Option C Matériels d'espaces verts
CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières
CAP Composite, plastiques chaudronnés
Seconde pro productions/Agroéquipement
Bac pro Agroéquipement
Bac pro Maintenance des matériels/Option A : Matériels agricoles
Bac pro Maintenance des matériels/Option B : Matériels de construction et manutention

Bac pro Maintenance des matériels/Option B : Véhicules de transport routier (spécialisation Autocars)
Bac pro Maintenance des matériels/Option C : Matériels d'espaces verts
Bac pro Maintenance des équipements industriels
BP Agroéquipement, conduite et maintenance des matériels
BPA Travaux de conduite et entretien des engins agricoles
CS Tracteurs et machines agricoles, utilisation et maintenance
CS Responsable technico-commercial en agrofournitures
BTSA Génie des équipements agricoles
BTSA Technico-commercial/Agrofournitures
BTS Maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de manutention
BTS Techniques et services en matériels agricoles (TSMA)
Titre Technicien gestionnaire de chantiers en ETA (niveau IV)
Titre pro Technicien de maintenance d'engins et de matériels
Titre pro Conducteur de pelle hydraulique et de chargeuse pelleteuse
Licence pro Gestionnaire des entreprises de l’agroéquipement

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Mécanicien auto : un technicien de maintenance

L’industrie automobile est un secteur essentiel à l’économie française. Constructeurs et équipementiers emploient directement 365 000 personnes. Avec l’activité générée en amont et en aval, elle crée 2,5 millions d’emplois en France. Dans un contexte économique tendu, le secteur de la réparation et de l’entretien tire son épingle du jeu. Si les clients achètent moins de voitures neuves, ils font durer celles qu’ils ont déjà. Le parc automobile est vieillissant et nécessite davantage de réparations. Ce qui promet du travail aux mécaniciens…

Un métier de passionné

Le mécanicien auto entretient et répare les véhicules. Le secteur de l’automobile en mutation a obligé le mécanicien à évoluer en même temps que la technologie sur les voitures. Il est aujourd’hui un technicien de maintenance qualifié, spécialiste de la mécanique, de l’électricité et de l’électronique. Pour tester sa motivation, rien de tel que la classe de 4e ou 3e par alternance ou une classe de préapprentissage. « Les jeunes qui choisissent au départ ces métiers sont souvent attirés par les voitures qu’ils trouvent belles mais ils ne connaissent pas vraiment ce qu’il y a dedans », explique un moniteur de Saint-Martin en Haut, Thierry Molimar. La passion pour la mécanique est indispensable pour progresser dans ces métiers qui s’avèrent de plus en plus complexes. Il faut être avant tout un bon manuel. Il faut être logique, soigneux, avoir de la mémoire pour être capable de monter et démonter une pièce sans rien oublier. Il faut également être curieux et tenace pour trouver la panne. Selon que l’on travaille dans un garage indépendant, chez un concessionnaire ou une société de service rapide, en fonction du nombre de salariés, l’organisation du travail n’est pas tout à fait la même. La formation par alternance permet d’apprendre son métier dans l’entreprise. En MFR, il est possible de se former aux diplômes de la filière par apprentissage.

Une filière complète

Le CAP maintenance est le diplôme de base. Les jeunes apprennent à démonter un moteur. Ils assurent l’entretien courant des véhicules et savent changer les pièces. Ils sont des exécutants. Pour acquérir de l’autonomie dans le travail, en fonction de ses capacités et de sa motivation, il peut être intéressant pour le jeune de se spécialiser dans le diagnostic de panne. Pour cela, il est possible de passer soit une Mention complémentaire en un an, soit un bac professionnel (entrée directement en 1re après un CAP). Rappelons qu’à partir de la rentrée prochaine, après la 3e, il sera possible d’entrer directement en seconde pour passer un bac professionnel Maintenance en 3 ans. À ce niveau-là, avec un bac professionnel, le mécanicien a souvent un contact avec la clientèle. Il doit savoir écouter les clients pour répondre à leurs interrogations et avoir le sens du service. Le diagnostic des pannes a évolué avec les technologies. Le technicien utilise une valise qu’il branche sur la voiture. Il doit ensuite être capable d’interpréter les résultats livrés par la machine pour effectuer la bonne réparation dans le temps imparti. Les jeunes qui poursuivent en BTS sont ensuite davantage formés à la gestion humaine. Ils occuperont des postes d’encadrement (chef d’équipe dans un premier temps puis responsable d’atelier.) Avec un BTS, il est possible ensuite de poursuivre sa formation par exemple vers l’expertise. La branche professionnelle propose à ses salariés de se former régulièrement pour suivre de près les évolutions techniques et la réglementation (ABS, airbags, systèmes antipollution, climatisation…) qui demandent des connaissances pointues. La fin annoncée du pétrole oblige les constructeurs à redessiner la voiture du futur. Le mécanicien, qui est déjà devenu un technicien de maintenance, adaptera son savoir-faire. Les jeunes qui sortent des formations Maintenance, notamment après un apprentissage, trouvent facilement du travail dans ce secteur en tension. Beaucoup de mécaniciens arrivent aujourd’hui à l’âge de la retraite et doivent être remplacés. Les jeunes peuvent envisager sérieusement de s’installer après quelques années d’expérience. n Photos © MFR Saint-Martin en Haut et Cruseilles IMAA.

Un secteur essentiel de l'économie

La branche des services de l’automobile comprend : le commerce et la réparation de l’automobile, les écoles de conduite, les stations services le contrôle technique, la déconstruction et le recyclage, la location de voiture, la gestion de parcs stationnement. Elle compte 91 600 entreprises et 480 000 actifs. Source : www.anfa-auto.fr

 Chiffres clés

  • Entretien et réparation de véhicules automobiles : 32 970 entreprises en 2005 (soit 36 % des entreprises de la branche
  • 104 894 salariés en 2003 (représentant 23 % des salariés de la branche
  • Nombre de jeunes en formation dans le secteur : 41 998 (en 2005-2006
  • Nombre de véhicules particuliers : 30 537 000
  • Le parc est en légère diminution et l’âge moyen des voitures augmente

Source : ANFA - www.anfa-auto.fr

Témoignage /// CFA Rhône-alpes convention MFR/ANFA ❝le réseau des CFA pilotes”

Le Centre de formation d’apprentis (CFA) des Maisons familiales de Rhône-Alpes a signé une convention avec l’ANFA, Association Nationale pour la formation de la branche des services de l’Automobile, lors de son assemblée générale en mai dernier. Avec ses six antennes (Cruseilles IMAA, Cruseilles Les Ebeaux, Margencel, Sallanches Clos des Baz, Saint-André-le-Gaz Le Chalet, Saint-Martin-en-Haut) concernées par les métiers de la maintenance automobile, le CFA régional entre dans le réseau des 43 CFA pilotes. L’objectif est de développer une réflexion pédagogique innovante, d’améliorer la qualité des formations par apprentissage, de travailler sur l’accompagnement éducatif des jeunes et de partager les ressources.

Témoignage /// Gilles EISENZAMMER Garagiste à Tassin-la-demi-lune ❝ le moteur doit tourner comme une horloge ”    

Gilles Eisenzammer est dans la mécanique depuis 30 ans. Il tient un garage « Gil’Auto Services » à Tassin-la-Demi-Lune à côté de Lyon. Il travaille avec sa femme, un salarié et un apprenti de la MFR de Saint-Martin en Haut. « J’ai une petite structure, nous travaillons beaucoup mais nous récoltons ce que nous avons semé. Nous avons une clientèle fidèle. Je gère l’atelier (les rentrées de voitures, les sorties, la commande des pièces…). Je souhaite à tous les jeunes de pouvoir se mettre à leur compte. C’est une autre façon de vivre son métier. La mécanique est une passion. Il faut se remettre en cause en permanence. Quand la voiture arrive sur la dépanneuse, il faut savoir se battre pour détecter la panne. Je me mets toujours à la place du client. J’essaie de faire payer le juste prix pour la bonne réparation. On ne trouve pas toujours la panne immédiatement. Il faut pourtant savoir prendre le temps tout en tenant les délais annoncés ! Quand on met la clé dans le contact et que le moteur tourne comme une horloge, c’est notre grande satisfaction, à nous les mécaniciens ! Dans un petit garage comme le mien, il est très important d’investir dans le matériel et la formation. Nous avons connu une grande évolution technologique. Le savoir-faire du mécanicien est toujours nécessaire pour changer les pneus, l’embrayage, ou les plaquettes de frein. Un moteur reste un moteur avec une compression et des pistons, Mais nous avons aussi à intégrer les évolutions (climatisation, système ABS, les boîtiers électroniques…) Plusieurs jours par mois, mon collègue ou moi, nous partons nous former. Nous devons savoir tout faire car j’ai principe : je ne confie pas à quelqu’un d’autre une voiture qui entre dans mon garage. Aujourd’hui, le moteur est intelligent, il est géré électroniquement. Nous faisons des diagnostics grâce à des valises qui nous aident. Les ordinateurs nous orientent, il faut ensuite savoir interpréter les valeurs. Tout matériel est maintenant commandé par un clavier. Ça plaît aux jeunes mais on ne joue pas à la Gameboy ! Il faut être logique, pointu et rigoureux ! Je suis aussi passionné par la formation. Je consacre du temps aux apprentis que je forme. S’ils sont motivés, je les pousse à se présenter à différents concours ! Ils doivent progresser, acquérir le sens des responsabilités. Il ne faut jamais oublier que quand on rend une voiture à un client, nous avons entre les mains un peu de sa sécurité. J’ai confiance en l’avenir de notre métier. Il va continuer d’évoluer. Les petits garages continueront d’exister à côté des concessionnaires. Demain, les voitures utiliseront les énergies nouvelles. Les constructeurs devront respecter des cahiers des charges pour moins polluer. Nous continuerons à nous former pour nous adapter à cette nouvelle donne.   

Lien des familles n°327 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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MECANIQUE AUTOMOBILE /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Maintenance des véhicules/Option A Voitures particulières
MC Maintenance des systèmes embarqués de l’automobile
Bac pro Maintenance des véhicules/Option A Voitures particulières
BTS Après-vente-automobile spécialité véhicules particuliers
BTS Maintenance des véhicules/Option A Voitures particulières

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Les métiers de la maintenance aéronautique : l'exigence de la sécurité

L’aéronautique est un secteur porteur d’emplois. C’est un des fleurons de l’industrie française. Il comprend la construction et la maintenance.

Une activité de territoire

Le secteur de la maintenance aéronautique concerne les moteurs et les équipements des avions de loisirs, des avions commerciaux et militaires et des hélicoptères. Ce secteur suit aujourd’hui des évolutions technologiques très rapides. Il est soumis à une réglementation européenne liée à la sécurité du transport aérien qui s’est accrue depuis les attentats du 11 septembre 2001. Du même coup, la formation occupe une place encore plus importante. On ne s’engage pas dans ce secteur par hasard. Les établissements accueillent des jeunes passionnés par l’aéronautique mais la passion doit conjuguer la rigueur et la discipline. Il en va de la sécurité des vols et des passagers. Dans le réseau des MFR, seul un établissement propose une filière de formation qu’il a été le premier à ouvrir par apprentissage, en septembre 1988, dans le secteur de la maintenance aéronautique. « Nous nous étions rendus compte que les mécaniciens étaient souvent des anciens militaires. Peu de jeunes étaient formés à ce métier. Il y avait une pénurie », explique le directeur de l’Institut de mécanique aéronautique et automobile (IMAA) de Cruseilles, en Haute-Savoie, antenne du CFA des MFR de Rhône-Alpes. Les jeunes, motivés par l’aéronautique, entrent en CAP après une 3e, certains après un CAP en mécanique auto. Ils ont entre 15 et 17 ans. Ils viennent de toute la France. Le CAP « Mécanicien entretien d’avions » option « Moteurs à pistons » prépare des jeunes à entretenir et réparer les avions de tourisme utilisés pour les loisirs. « Les moteurs ne sont pas très différents de ceux d’une voiture », explique le moniteur responsable Roger Fumaz. Mais le CAP est déjà l’école de la rigueur. Les petits comme les gros avions répondent à des exigences de sécurité draconiennes. Le mécanicien occupe un poste essentiel. C’est grâce à lui que l’avion peut voler. Après le CAP, certains jeunes choisissent de s’arrêter là, mais les perspectives d’évolution sont alors limitées. Ils ne pourront travailler que sur de petits avions.

Ecole de la rigueur

80 % des jeunes poursuivent donc en bac professionnel. À Cruseilles, deux options sont possibles : « Mécanicien, systèmes-cellule » et « Mécanicien, systèmes-avionique ». Pour intégrer la classe de bac professionnel, il vaut mieux être titulaire du CAP « Mécanicien entretien d’avions » ou d’un BEP « Maintenance » ou « Métiers de l’électrotechnique » ou même d’un bac technique ou scientifique. Les jeunes sont apprentis dans de grosses entreprises où l’on trouve les moteurs à turbines des gros avions ou chez les équipementiers. Dix personnes parfois travaillent sur un même moteur. « Il ne s’agit pas d’oublier un tournevis dans le moteur, l’erreur serait fatale », explique Patrick Guyon, formateur à l’IMAA. Dans la maintenance aéronautique, toutes les opérations sont vérifiées plutôt deux fois qu’une. Le contrôle et les traces écrites attestent les conditions de sécurité dans lesquelles il est impératif de travailler pour la fiabilité du transport aérien. Après le bac professionnel, les jeunes poursuivent en Mention Complémentaire (un an) indispensable aujourd’hui pour occuper des postes à responsabilités. L’Institut a été l’une des premières écoles à obtenir cet agrément auprès de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) pour la conduire.

Perspectives d'évolution

Avec le savoir-faire acquis au fil de l’expérience, le mécanicien pourra devenir contrôleur, une personne habilitée à vérifier qu’une opération a été bien faite, ou bien chef d’équipe et pourra signer l’autorisation de remise en service d’un avion ou bien encore chef d’atelier… À l’issue de la formation à l’IMAA de Cruseilles, 100 % des jeunes sont reçus à l’examen et 98 % d’entre eux trouvent un travail à l’issue de la formation.  Piloter c'est possible à l'IMAA  La mécanique et le pilotage sont deux choses bien différentes. Mais les jeunes mécaniciens de l’IMAA qui souhaitent apprendre à piloter ont la chance de pouvoir profiter de l’école de pilotage des apprentis mécaniciens (EPAM) de Cruseilles qui les prépare au brevet de base. Roger Fumaz, moniteur à l’IMAA, est leur instructeur. Située sur l’aérodrome d’Annecy, là où l’IMAA dispose de ses ateliers, l’école possède deux avions, dont l’un (un Jodel D 113) a été fabriqué par les élèves. Un troisième est actuellement en cours de construction ainsi qu’un ULM. Les jeunes assurent la maintenance des appareils avec leurs formateurs. « Quand les jeunes sont assis aux commandes de l’avion, ils comprennent combien il est important d’avoir bien serré les boulons… C’est très formateur », explique Patrick Guyon, moniteur à l’IMAA. « Ils touchent du doigt ce que c’est que la sécurité. »  

Emploi : répartition du recrutement

  • Le secteur emploie beaucoup d’ingénieurs mais il a également besoin d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée
  • 4 300 ingénieurs et cadres : 43%
  • 2 000 techniciens supérieurs : 20%
  • 3 000 ouvriers qualifiés : 30%
  • 700 autres : 7%

SOURCE : GIFAS - 2006

Témoignage /// PASCAL CRAPART, DIRECTEUR DE CP AÉRO À COULOMMIERS ❝TRANSMETTRE SA PASSION”

Dans mon entreprise CP Aéro, située à Coulommiers en Seine-et-Marne, nous réparons et entretenons les aéronefs, notamment ceux de l’aéroclub mais pas uniquement. Nous travaillons sur de petits avions. Je forme des jeunes de l’IMAA de Cruseilles en CAP. C’est une école sérieuse, avec laquelle j’ai un bon contact. Moi-même, j’ai été apprenti, c’est comme cela que l’on apprend le métier. Les jeunes doivent au moins sortir de 3e. Ils doivent être motivés, intéressés et surtout être très sérieux. Il est bien de maîtriser l’anglais car dans ce secteur de l’aéronautique, tout est écrit en anglais, notamment les manuels de maintenance. Le jeune travaille sous l’autorité du chef d’atelier.

Témoignage /// Stéphane Ceretto MÉCANICIEN À NICE ❝CURIEUX D’APPRENDRE”

J’ai été embauché comme bagagiste sur l’aéroport de Nice, après une période de chômage, il y a dix ans. J’avais un BEP en électricité et une expérience dans les travaux publics. J’ai découvert ce secteur. J’avais une vraie passion pour les avions. J’aime la technique et les choses nouvelles. Je suis devenu assistant-mécanicien. C’était beaucoup de manutention. Je parquais les avions. Puis j’ai eu la chance d’intégrer une entreprise de maintenance aéronautique comme aide-mécanicien chez Atis Aviation. Nous assurons la maintenance des avions sur l’aéroport, en ligne, c’est-à-dire avant que les avions repartent en vol. J’ai appris aux côtés des autres, sur le tas. Mais je me suis vite rendu compte que sans formation, je ne pourrais jamais évoluer. Je me suis renseigné pour devenir mécanicien. Il me fallait le bac professionnel. Après plusieurs années d’expérience professionnelle, j’ai décidé de le passer par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Pendant un an, j’ai travaillé seul les jours de repos pour remplir le dossier. J’ai obtenu le diplôme en totalité l’an dernier. J’ai annoncé la nouvelle à mon employeur et ma volonté de poursuivre car pour devenir mécanicien, je devais encore obtenir la Mention complémentaire. L’entreprise a apprécié ma démarche et a soutenu ma demande. J’ai passé une année en alternance à l’Institut de Cruseilles dans le cadre de la formation continue. Les élèves m’ont aidé. À 38 ans, je me suis remis à faire de la physique, des maths… Il y avait longtemps que je n’avais pas été sur les bancs de l’école. J’ai terminé ma Mention complémentaire en juin dernier. J’ai atteint mon but : je vais pouvoir devenir mécanicien. Je dois encore passer une qualification pour avoir la licence pour réparer un certain type d’avions. Ma formation ne fait que commencer. Dans ce métier très évolutif, on se forme en permanence. Le domaine est très vaste. Il faut être le plus performant possible et resté très concentré. Je suis très heureux de cette perspective. Je travaille en horaires décalés. On sait quand on commence mais on ne sait jamais quand on s’arrête. Il n’y a pas de place pour la routine ! 

Lien des Familles n°320 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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MAINTENANCE AERONAUTIQUE /// LA MFR / IMAA de Cruseilles propose les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Bac pro Aéronautique option Avionique
Bac pro Aéronautique option Systèmes
Bac pro Aviation générale
MC Aéronautique/Avions à moteurs à turbines
MC Aéronautique option Avionique

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