Se former

Les métiers de l'horticulture et de l'arboriculture

Télécharger le catalogue des formations de ce secteur pro en PDF

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers ces  deux dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

Reportage vidéo réalisé par un ancien élève en BTSA Production Horticole à la MFR de Mondy

 

 

Les métiers de l'horticulture ornementale

L’horticulture ornementale comprend la culture des fleurs, la production de plantes en pots, de fleurs coupées, de pépinières et de bulbes. L’horticulture est une activité de l’agriculture qui réclame beaucoup d’investissements en capitaux (la culture des fleurs se fait essentiellement sous serres) et en maind’oeuvre (l’un des secteurs très employeurs de main-d’oeuvre en agriculture). Les produits français couvrent à peine 50 % de la demande nationale. Les importations sont importantes dans ce secteur et la concurrence est forte.

Une large palette de métiers

L’horticulture est étymologiquement la culture des plantes dans un jardin. Souvent confondue avec la culture des fleurs, l’horticulture couvre en réalité 4 branches : la floriculture (les fleurs), la pépinière (arbres et arbustes d’ornement d’extérieur), le maraîchage (les légumes) et l’arboriculture (les fruits). Le diplôme du BTSA ainsi que celui du nouveau bac professionnel rénové regroupent désormais les 4 branches, le CAP affiche encore des spécificités qui disparaîtront quand il sera à son tour toiletté.

L’avantage pour les jeunes est qu’ils bénéficient d’une palette de métiers plus large et acquièrent ainsi une plus grande polyvalence. Les jeunes qui choisissent ce secteur ont tous une attirance pour les métiers de la nature et une passion pour les plantes. Il s’agit de faire pousser des végétaux, quels qu’ils soient, en pleine terre ou hors-sol en respectant un cycle plus ou moins long. Il faut jongler avec le climat et travailler en harmonie avec le cycle des saisons. Le travail est très technique et polyvalent. Il demande un grand sens de l’observation pour permettre à la plante de s’épanouir dans de bonnes conditions. L’horticulteur est un technicien qui suit l’évolution des végétaux depuis leur mise en culture jusqu’à la récolte. Le métier exige qu’il s’intéresse également à l’aspect commercial soit en vente directe (sur place ou sur les marchés) ou en lien avec des jardineries ou des paysagistes. Il a alors une activité de conseil au particulier ou au professionnel. C’est au secteur de l’horticulture ornementale que nous intéressons ici.

Les jeunes peuvent choisir après la 3e de faire un CAPA. Les élèves au cours de la formation et grâce aux stages prennent confiance. « Le pourcentage de réussite au diplôme est élevé » explique Christian Gallet, moniteur à Lambesc dans les Bouches-du-Rhône. Il est possible de s’insérer sur le marché du travail comme ouvrier horticole. Les exploitations sont gourmandes en main-d’oeuvre. Sous la responsabilité du chef de culture ou d’exploitation, l’ouvrier horticole prépare et met en place les cultures. Il effectue les semis et les plantations, multiplie les végétaux. Il surveille le bon développement des plantes, les nourrit, les protège des maladies, taille, désherbe… Et participe à la commercialisation.

Après le CAPA, une partie des jeunes fait le choix de poursuivre en bac professionnel. Les élèves rejoignent alors, sans problème, ceux qui sont entrés directement en Seconde après la 3e. Après le bac, l’insertion sur le marché du travail est bonne. Les jeunes sont embauchés dans les entreprises comme ouvriers spécialisés. Ils peuvent devenir avec l’expérience chefs d’équipe et chefs de culture. Ils organisent l’ensemble de la production, répartissent le travail des ouvriers horticoles et l’encadrent. Ils participent aux travaux, vérifient chaque jour l’état de santé des végétaux et améliorent les techniques de production. Enfin, le chef de culture horticole prend part à la gestion de l’entreprise : il participe au choix des variétés produites, organise la récolte, le conditionnement et participe à la commercialisation.

Le BTSA : un atout pour s'installer

L’installation dans le secteur de l’horticulture notamment florale n’est pas aisée car elle demande beaucoup d’investissements en foncier et en équipement (tunnel, serres, matériels). Le BTSA est cependant un atout pour passer le pas. Le chef d’exploitation a la liberté de pouvoir choisir de produire parmi une très large quantité de végétaux. Mieux vaut s’investir dans une culture que l’on aime. Le chef d’exploitation fixe les objectifs et la stratégie de l’entreprise : il choisit les types de production, innove, expérimente des méthodes pour lutter contre les ravageurs, raisonne l’utilisation de l’eau et la fertilisation, décide des investissements à réaliser, participe aux travaux, assure la gestion de l’entreprise et effectue également les démarches commerciales liées à la vente des produits ou à l’achat des matières premières.   Malgré la forte concurrence des pays étrangers, notamment dans le domaine des fleurs coupées, le secteur recherche des salariés compétents. Le secteur du paysage et la passion des Français pour le jardin et les espaces verts sont en croissance et profitent aussi au secteur de l’horticulture.

S.B. Avec la participation des MFR de Lambesc (13) et Uzès (30) 

Les chiffres clés

  • L’horticulture ornementale comprend la culture de fleurs et de feuillages coupés, de plantes en pot et à massif, de pépinières et de bulbes.
  • Elle représente 1,6 % du nombre total d’exploitations agricoles.
  • Elle rassemble 5 000 entreprises de production sur 18 300 hectares.
  • Le secteur génère 150 000 emplois directs et indirects, ainsi qu’un chiffre d’affaires d’environ 9 milliards d’euros.

Source FranceAgrimer 2011 

Les points de vente

  • Les horticulteurs
  • Les jardineries spécialisées
  • La vente par correspondance
  • Les hypermarchés, supermarchés, grands magasins et grandes surfaces de bricolage
  • Les achats sur les marchés et les foires
  • Les fleuristes et les grainetiers

FranceAgriMer 2011

Témoignage /// JULIEN COUETTE JEUNE HORTICULTEUR À VELAUX ❝ BIENTÔT INSTALLÉ ”

J’ai fait à la MFR de Lambesc, un BEPA en horticulture, quelques mois d’un bac STAV, 8 mois d’interruption à travailler dans une exploitation d’oliviers, puis un Bac professionnel et encouragé par mon moniteur, un BTSA ! J’ai 23 ans. J’ai mûri mon projet petit à petit. Je suis aujourd’hui en phase d’installation, je reprends une partie de l’exploitation maraîchère de mes parents (2 hectares et demi) à laquelle j’ai ajouté 5 hectares d’oliviers. Je vends ma production sur l’exploitation.  

Témoignage /// DIDIER FALGUÈRES HORTICULTEUR À LES PENNES-MIRABEAU ❝ FORMER LES JEUNES, UN ÉTAT D’ESPRIT ”

Pourquoi prenez-vous des stagiaires de la MFR de Lambesc ? Didier Falguères : Nous faisons des plantes en pots fleuries. Je souhaite faire revivre mon parcours aux jeunes tout simplement. J’essaie de leur montrer la vérité de notre métier, ce que c’est qu’une plante, qu’on ne s’arrête pas à un rempotage… J’ai eu un parcours tellement riche grâce à mes maîtres de stage ! Avez-vous une préférence pour un niveau de formation ? Didier Falguères : De la 4e au BTS, je fais découvrir le métier à tous ceux qui sont intéressés. Il y a beaucoup de facettes. Nous intégrons les jeunes avec nous : ils comprennent qu’ils doivent réfléchir, observer, se bouger, se servir de leurs mains. Nous sommes un exemple parmi d’autres, ouvert à toutes les questions ! Vous arrive-t-il d’embaucher des anciens stagiaires ? Didier Falguères : 7 de nos employés sont des anciens stagiaires. Quand on a une place disponible, ils sont prioritaires, bien sûr ! Mais ce n'est pas le but premier !

Témoignage /// EDOUARD CADE, PÉPINIÉRISTE À ARPAILLARGUES ❝ PLACE À L’INNOVATION ”

Paysagiste anglais à Londres, Edouard Cade a choisi de quitter la ville pour s’installer dans un village à côté d’Uzès dans le Gard. « J’ai commencé la pépinière avec un champ à côté de ma maison. Mon objectif était de démarrer en bio. Pour moi il est normal de faire pousser les plantes sans chimie. J’ai voyagé en Australie et en Nouvelle Zélande en faisant du « wwofing », c’est-à-dire que je travaillais dans des fermes biologiques en échange de la nourriture et de l’hébergement. Cela a permis un échange de savoirs et un partage des connaissances pour développer une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Cela réclame plus d’exigence en travail, plus de main-d’oeuvre pour avoir la même efficacité mais cette pratique est meilleure pour la santé, pour moi-même, pour la nature et pour les consommateurs. C’est le choix que j’ai fait. Je fais pousser des plantes adaptées au climat méditerranéen : des plantes aromatiques comme le thym ou la lavande, des plantes médicinales pour faire des tisanes… Je fais également des plants de légumes. La production est vendue sur place ou sur les foires aux plantes. Je suis en attente d’une place au marché d’Uzès. Je réfléchis aussi à la façon d’économiser l’eau. Je n’utilise pas de goutte à goutte par exemple, j’essaie de ne pas arroser. J’utilise des copeaux de bois, le paillage. Je fais de la recherche également sur le compost. Actuellement j’utilise le lombricompost, c’est un engrais naturel qui est fabriqué par les vers de terre. Ce qui me plaît dans ce métier, c’est que l’on peut innover. Par exemple, je suis désolé de voir les quantités de plastique qui sont jetées à la déchetterie. C’est pourquoi je fais pousser les plants dans des pots en fibre de bois que les clients peuvent mettre en terre directement. De la même façon, nous avons le pouvoir de faire évoluer les idées des clients. Par exemple, est-il judicieux dans le sud de la France, de vouloir un beau gazon anglais ? Il faut avoir les armes pour persuader les clients qu’on peut avoir un autre jardin avec d’autres plantes adaptées au climat. J’accueille maintenant des élèves stagiaires en formation à la MFR d’Uzès. Ils m’apportent une autre façon de faire, d’autres techniques. C’est un échange très intéressant que j’apprécie beaucoup ! »   

Lien des Familles n°338 - Dossier formation - Télécharger le PDF

Retrouvez les formations MFR sur notre moteur de recherche national

HORTICULTURE /// Les MFR préparent les qualifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAPa Métiers de l'agriculture
Seconde pro Productions/Horticulture
Bac pro Productions horticoles
BTSA Production horticole

Télécharger le catalogue des formations de ce secteur pro en PDF

 

 

Production légumière : entre tradition et modernité

Salades, tomates, courgettes, haricots verts, c’est le maraîcher qui fait pousser les légumes que nous consommons. Le producteur de légumes a vu son métier évoluer. Son travail s’est mécanisé. Il met en oeuvre des compétences techniques pointues. Soucieux de préserver l’environnement, il favorise la lutte intégrée. Il maîtrise la gestion des outils sous serre (informatisation des systèmes de contrôle des températures, de l’hygrométrie et de l’alimentation des plantes). Ce secteur recherche des chefs d’exploitation, des ouvriers qualifiés, des chefs de culture !

Une activité de territoire

Le maraîchage est la culture des légumes et de certains fruits, de certaines herbes (plantes médicinales, aromatiques…) et même de fleurs à usage alimentaire. Le maraîcher produit de façon intensive des légumes pour les vendre. Son objectif est d’optimiser les surfaces. Pour cela, le maraîcher déploie parfois des moyens importants et onéreux (serres, chauffage et ventilation, réseaux d’irrigation, tunnels plastiques). Il travaille, selon les productions, soit en plein air (cultures de plein champ) soit sous abri (cultures sous serres).

Le maraîcher s’adapte à son territoire. Selon les régions, le climat, les traditions, il ne fait pas pousser les mêmes légumes. Dans la région de la MFR de Machecoul en Loire Atlantique, c’est le royaume de la mâche et des poireaux sous tunnels, du côté de la MFR de Lambesc, dans les Bouches du Rhône, on fait plutôt pousser des tomates sous serres. Les grandes exploitations produisent en grande quantité des légumes qui sont vendus dans le réseau de la grande distribu tion. Les petites exploitations choisissent d’autres débouchés notamment la vente directe qui privilégie les circuits courts (marchés, vente sur le lieu de production, AMAP*). À l’ouest comme au sud, les exploitations biologiques ont tendance à se développer (cultures de saison). Les petites unités conservent des méthodes de travail plus traditionnelles.

* Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne

Un travail diversifié

Le maraîcher organise la production de A à Z. Il prépare les supports de culture en fonction de ce qu’il souhaite cultiver (sols, substrats…). Il effectue ses semis ou ses plantations. Il arrose, irrigue et apporte les éléments nutritifs nécessaires pour permettre à la plante de croître rapidement. Dans les serres, le climat est géré par ordinateur. Le maraîcher est très attentif au développement des insectes nuisibles. Sa vigilance permet d’intervenir rapidement pour protéger les plantes. Il favorise de plus en plus la lutte intégrée ou raisonnée (il introduit des insectes prédateurs qui se nourrissent « des ravageurs »). Quand les légumes arrivent à maturité, ils sont récoltés, triés, calibrés, conditionnés pour la vente. Le maraîcher entretient également le matériel et les serres. Dans ce secteur de l’agriculture, le besoin en main-d’oeuvre est important. Le maraîcher organise le travail avec les ouvriers. La mécanisation a rendu les tâches moins pénibles. Dans les serres, la station debout est privilégiée. Le travail est parfois répétitif quand il s’agit d’effectuer des semis, la taille ou la récolte. Ces opérations saisonnières sont souvent effectuées par des salariés occasionnels. La formation au métier de maraîcher est associée à la formation production florale en raison des faibles effectifs dans la production légumière. Pourtant le secteur a des besoins importants. Avec un CAP, les jeunes travaillent comme ouvriers de production. Avec un bac professionnel ou un BTS, les jeunes peuvent être chefs de culture ou même seconds d’exploitation, une expérience enrichissante avant d’envisager une installation. Ils peuvent aussi devenir conseillers techniciens auprès des producteurs. Le métier de maraîcher allie aujourd’hui tradition et modernité. À l’écoute du marché, il doit savoir vendre sa production. Un métier complet qui nécessite beaucoup de technicité, d’innovation et de savoir-faire.

5 fruits et légumes par jour

En 2006, le Programme National Nutrition Santé recommande la consommation d’au moins 5 fruits et légumes par jour pour lutter contre l’obésité, le cancer, les maladies cardio-vasculaires. En 40 ans, les fruits et légumes sont de moins en moins présents dans l’alimentation quotidienne. L’OMS, la Commission Européenne, le Ministère de la Santé considèrent qu’il est prioritaire de promouvoir une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes. www.fraichattitude.com

Les chiffres clés

  • Les 87 000 exploitations fruitières et légumières représentent 2 % de la surface agricole
  • 653 000 emplois directs, dont 455 000 emplois saisonniers
  • Production : 3,4 millions de tonnes de fruits et 6 millions de tonnes de légumes (hors pommes de terre
  • La France est le 3e exportateur européen derrière l'Espagne et l'Italie (1,4 million de tonnes de fruits frais et 900 000 tonnes de légumes frais
  • Importations : 2,65 millions de tonnes de fruits frais importés en 2006 et 1,59 millions de tonnes de légumes frais importés en 2006.

Source : INTERFEL

Témoignage /// Laurent PAILLAS, exportateur bio : ❝Trouver un marché ”

J’étais directeur de services sociaux, je me suis reconverti à 27 ans. J’ai passé un CCTAR à la MFR d’Eyragues (13) et je me suis installé maraîcher bio dans les Bouches-du-Rhône sur des terres familiales. Je voulais être mon propre patron et avoir les coudées franches. J’ai une exploitation de 12 hectares dont trois hectares de serres où je fais pousser salades en primeur, courgettes, melons, fraises, poivrons, aubergines. J’ai quatre salariés : nous produisons et nous emballons. Nous sommes en coopérative. Nous avons mis en place un bureau commercial pour écouler la production. Si je vends, je peux produire ! Nous travaillons avec les pays étrangers notamment l’Allemagne et les Pays-Bas qui ont mis en place des réseaux de distribution différents des nôtres, avec d’autres habitudes de consommation. Le bio demande plus de technicité dans tous les domaines. Nous travaillons avec des chercheurs, c’est très intéressant. Rien n’est jamais acquis, il faut retrouver les méthodes ancestrales, améliorer les variétés, les modes de culture. Nous nous sommes forgés nos expériences. Nous essayons de trouver un équilibre avec la nature. En conventionnel, on soigne. En bio, on évite le problème ! C’est un métier passionnant qui offre des perspectives à condition de rester ouverts, d’aller voir ailleurs ce qui se passe.

Témoignage /// Cyril SCARDIGLI , producteur de tomates : ❝ Produire de la qualité ”

Après un BTS à la MFR de Lambesc dans les Bouches-du-Rhône, je me suis associé à mes parents en janvier 2003. Nous produisons hors-sol deux variétés de tomates : des tomates grappes et des tomates à farcir. Nous avons 5 hectares et demi de serres en verre. C’est un investissement très lourd que nous avons fait progressivement. Nous sommes en groupement de producteurs. Nous fournissons principalement des supermarchés et des grossistes de Rungis. Nous produisons environ 50 kg au mètre carré. Nous avons une quinzaine de salariés en période creuse, presque 40 quand le travail est plus intensif. Nous plantons fin octobre et commençons à récolter fin janvier jusqu’en octobre. La tomate est une liane qui pousse jusqu’à 14 mètres de long. Dans les serres les plus récentes, les cultures sont suspendues à 60 ou 80 cm du sol dans des gouttières qui permettent de travailler debout ce qui facilite le travail. Nos cahiers des charges sont très rigoureux : nous favorisons au maximum la lutte intégrée pour détruire les ravageurs. Les insectes protègent les plantes de leurs ennemis. J’aime beaucoup ce travail. Tout peut arriver. Il faut savoir être très réactif pour agir au bon moment.

Témoignage /// Benjamin FRIOU, 28 ans, maraîcher partenaire d’une AMAP : ❝ La vente au panier ” 

Ancien de la MFR de Machecoul en Loire-Atlantique, Benjamin Friou est installé maraîcher, comme ses parents, comme ses grands-parents. « J’ai grandi dans ce métier, j’y ai pris goût. C’est venu tout seul. Après le bac professionnel, je me suis formé un an à la gestion d’entreprise. Je suis allé travailler en Belgique. J’ai fait des stages chez des agriculteurs biologiques dans le Maineet- Loire. Ils avaient des productions très diversifiées. Cela m’a beaucoup intéressé. Mes parents faisaient de la mâche et du poireau, il y avait des années avec et des années sans. Je leur ai proposé de se diversifier et nous avons converti petit à petit les parcelles en bio ». Benjamin Friou est installé en GAEC avec ses parents depuis 2004, sur une exploitation de 20 hectares cultivables. « Aujourd’hui nous cultivons toutes sortes de choux, de la salade, des poireaux, des pommes de terre, des concombres, des oignons… Mes parents apprécient cette conversion. Nous avons deux salariés et des saisonniers à partir du printemps. L’agriculture biologique demande un peu plus de main-d’oeuvre. C’est très important de pouvoir avoir une petite équipe : le chantier avance plus vite, c’est moins fastidieux ! Les conditions de travail ont évolué : la mécanisation, les outils, les abris nous permettent de travailler dans de bonnes conditions physiques. » Le GAEC appartient à un groupement de producteurs bio de la région. « C’est très intéressant de pouvoir avoir des échanges entre nous sur les prix, le commerce et nos pratiques agricoles », explique Benjamin Friou. « Nous vendons notre production pour partie au réseau Biocoop et l’autre à des grossistes. Jusqu’à l’année dernière, je faisais les marchés, l’été, sur l’île de Noirmoutiers. J’ai arrêté car on m’a sollicité pour être partenaire d’une AMAP*. Je ne le regrette pas. Le principe est simple. Pendant 6 mois, je me suis engagé à fournir un panier de légumes à une quarantaine de consommateurs. Il s’agit d’un contrat qui engage le producteur et les consommateurs qui paient d’avance. Nous nous sommes mis d’accord sur un lieu, un jour de distribution et un prix. Le contenu du panier dépend de la saison. Tous les mercredis, dans un quartier de Nantes, entre 18 heures et 19 h 30, les consommateurs viennent chercher leur panier. J’apporte mes légumes avec mon camion, j’installe les tables avec des bénévoles qui m’aident à peser les légumes : des radis, des pommes de terre, des épinards, de la salade… des choux de Bruxelles. Je varie chaque semaine. C’est la surprise du mercredi ! Les gens découvrent ce qu’ils vont manger. S’ils n’aiment pas ce que je propose, il y a un peu de souplesse. Je ne confectionne pas les paniers à l’avance. C’est un lieu où il y a beaucoup d’échanges sympathiques. La liste d’attente est longue. J’espère pouvoir passer à 80 paniers au printemps ! »

*Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne www.reseau-amap.org

Lien des Familles n°326 - Dossier formation - Télécharger le PDF

Retrouvez les formations MFR sur notre moteur de recherche national

MARAICHAGE /// Le mouvement des MFR prépare les certifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAPa Métiers de l'agriculture
Seconde pro Productions/Horticulture

Bac professionnel Productions/Horticulture
BTSA Production horticole
Licence pro Agriculture biologique : conseil en développement

Télécharger le catalogue des formations de ce secteur pro en PDF