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Les métiers des élevages spécialisés, du soin aux animaux et de l'aquaculture

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers deux dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

Découvrez la filière des animaux de compagnie avec la MFR de Mortagne-au-Perche

 

 

 

Les métiers du chien : comme chiens et chats

Développés dans les années 1990, les formations dans les métiers du chien attirent de plus en plus de jeunes passionnés par les animaux. Les Maisons familiales rurales comptent plus de 700 jeunes dans ce secteur.

Une profession réglementée

Yorkshires, Caniches, Bergers, Labradors, des plus petits aux plus gros, les Français ont une prédilection pour les chiens. La population canine y est la plus nombreuse d’Europe, même si en 2006 s’amorce une légère baisse. Dans ce contexte favorable aux éleveurs et vendeurs de chiens notamment, se développent également tous les métiers connexes : toilettage, pension, dressage, éducation, soins, commerce d’aliments. Cet accroissement exponentiel a nécessité d’organiser la professionnalisation du secteur. Une filière de formation propre à l’élevage s’est développée dans l’enseignement agricole à la demande des professionnels. En 1994, s’ouvre le BEPA « Élevage canin » qui s’étend aux félins en 2001 alors que se crée le bac professionnel. Dans le même temps, en janvier 1999, la loi relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux domestiques a conduit l’État à intervenir dans le secteur. La profession des éleveurs de chiens est réglementée : ils doivent utiliser des installations conformes aux règles sanitaires.

Travail sur la qualité

La loi définit notamment qui est éleveur professionnel et qui ne l’est pas : « On entend par élevage de chiens ou de chats, l’activité consistant à détenir des femelles reproductrices et donnant lieu à la vente d’au moins deux portées d’animaux par an. » Enfin, il est désormais obligatoire de posséder un certificat de capacité à l’élevage pour s’installer. » Les Maisons familiales ont de leur côté élaboré une charte de qualité qui détaille les engagements du centre de formation, des parents, du jeune et du maître de stage. Les jeunes intéressés ont forcément « une affinité pour l’animal » explique Béatrice Peltais, monitrice à la MFR de Guilliers en Bretagne. Mais il ne faut pas confondre affectivité et professionnalisme. « Nous ne voulons pas leurrer les jeunes », met en garde François Gueguen moniteur à Mortagne- au-Perche en Basse-Normandie. « Travailler dans un élevage, ce n’est pas caresser et promener des chiens ou des chats toute la journée ». La réalité est tout autre : il faut nettoyer les box, prendre conscience que dans un élevage, les chiens sont là pour se reproduire... Les jeunes sont forcément très motivés. En stage, ils logent souvent sur place. Ils sont parfois amenés à travailler en fin de semaine en raison des exposi- tions-ventes d’animaux qui sont organisées le week-end. Après le BEPA qui donne déjà le certificat de capacité d’élevage, nombreux sont les jeunes qui poursuivent en bac profes- sionnel. Les diplômes dans le secteur canin s’arrêtent là. Ceux qui veulent poursuivre en BTS pourront choisir l’agriculture ou le commerce pour ensuite occuper des postes à responsabilité. Dans l’élevage, les entreprises familiales comptent peu de salariés. Les jeunes se mettent rarement à leur compte dans la foulée de leur formation. En attendant de pouvoir un jour avoir leur propre élevage, nombreux sont ceux qui se dirigent vers des métiers autour du chien : le toilettage, le gardiennage, la vente en animalerie, le soin, le dressage ou les métiers de la sécurité. Pour travailler dans ces secteurs, une formation complémentaire est souvent indispensable. Au cours du BEPA et du bac professionnel, tous les jeunes reçoivent une initiation au toilettage mais la MFR de Mortagne-au-Perche est le seul établissement dans le mouvement à proposer par apprentissage le Certificat de toiletteur canin. Les demandes sont nombreuses. Il s’agit d’un métier artistique qui requiert à la fois une bonne condition physique (station debout, manipulation de chiens parfois lourds) et de la patience. Le secteur est en plein développement. Le jeune sera ouvrier de salon avant d’envisager une installation. Les éleveurs cumulent souvent leur activité avec de la pension pour animaux, du dressage ou de l’éducation par exemple. La MFR de Semur-en-Auxois vient d’ouvrir le Brevet professionnel éducateur canin par apprentissage (lire ci-dessous). Les jeunes peuvent également être attirés par le métier de conducteur de chien. L’armée, la gendarmerie ou dans le civil, des sociétés de gardiennage, forment aux métiers de la sécurité avec un chien. À la MFR de Mortagne, il existe une formation pour adulte, Agent cynophile de sécurité. « La formation est un maillon qui aide les jeunes à faire leur chemin », analyse Patrick Mathieu, directeur de la MFR de Semur-en-Auxois. « Certes, les jeunes ne sont pas tous éleveurs en sortant. Mais on les retrouve assistants vétérinaires, dresseurs, toiletteurs, vendeurs en animalerie... Ils travaillent pour un refuge. Le secteur a besoin de gens compétents et formés pour répondre à la demande de services qui se développent très vite ».

Les chiffres clés

  • 8,6 millions de chiens sont répartis dans 27 % des foyers en France.
  • 15 % des chiens ont un pedigree inscrit au livre des origines français (LOF).
  • Le chiffre d’affaires de la filière canine est estimé à 3,9 milliards d’euros.
  • La filière emploie 27 000 personnes.

Les acteurs de la filière canine

  • entre 500 et 800 éleveurs professionnels,
  • entre 20 000 et 30 000 éleveurs amateurs et plusieurs dizaines de milliers d’éleveurs occasionnels,
  • les commerçants (principalement les animaleries),
  • les fournisseurs : aliments pour chien (1,52 milliard d’euros en 2003), industrie pharmaceutique,
  • les prestataires : 9 000 vétérinaires, 800 toiletteurs, presse spécialisée (16 titres), des milliers d’éducateurs

SOURCE : RAPPORT « LA GESTION DES RACES CANINES » 2005

Témoignage /// NICOLAS HOFFMANN Maître de chien dans l’armée ❝ JE RÉALISE UN RÊVE ”

À 22 ans, Nicolas Hoffmann est sergent au 132 e bataillon cynophile de l’armée de terre à Suippes dans la Marne. Il est maître de chien et réalise un rêve d’enfant. Dès sa 3 e à la MFR de Semur-en-Auxois, il dessine son projet. Après son bac professionnel « Élevage canin », il est sélectionné par l’armée pour faire l’École nationale des sous-officiers d’active à Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres. Il se forme à la discipline militaire. Huit mois plus tard, il est sergent et renoue avec sa passion. Il choisit sans hésiter son régiment : il sera maître de chien. « J’ai reçu mon chien, âgé d’un an, à mon arrivée. Il s’appelle Hurbo. Il suit la formation en même temps que moi. Je le dresse à la fouille de terrain, à l’attaque et à la défense. Nous formons tous les deux une équipe indissociable. » En juin prochain, quand Nicolas Hoffmann aura terminé sa formation, il sera chef de groupe. Il pourra diriger quatre personnes et sera prêt à intervenir dans d’autres pays, au Liban, en Côte d’Ivoire... « J’ai toujours eu envie d’aller voir ailleurs. Dans ce métier, on apprend tous les jours. Il n’y a jamais de routine, je travaille avec les chiens depuis l’âge de 13 ans. Je veux progresser aussi loin que possible ». 

Témoignage /// ETIENNE GIRARDET ÉDUCATEUR CANIN* L’AMI DE L’HOMME N’EST PAS UNE PELUCHE

En tant qu’éducateur canin, j’apprends au maître à contenir son chien et au chien à réfréner ses pulsions. J’intègre le chien dans la famille. J’explique que la maison forme un cadre et qu’il y a une sorte de règlement intérieur que le chien doit connaître. J’agis en préventif sur des chiots, et le plus souvent en curatif, quand les chiens sont adultes. Je donne des cours individuels ou collectifs, chez moi ou chez les gens. J’ai l’habitude d’expliquer que le chien est dépourvu d’état d’âme, qu’il ne fait pas plaisir à son maître. Il agit par réflexe et par instinct. Les hommes prennent trop souvent les chiens pour ce qu’ils ne sont pas. Ils les infantilisent ou au contraire se laissent dominer par eux. Le rapport à l’animal est rarement le bon. Autrefois dans le milieu rural, on savait naturellement où était la place de l’animal. Les citadins font de la sensiblerie au détriment de l’éducation. Le chien n’est pas une peluche. Le maître doit établir un rapport de force, mettre en place son autorité avec un principe de sanction et de récompense. L’éducateur permet au maître d’avoir un chien qui se conduit bien en société. Le civisme est la première des règles. Le chien doit donc être bien élevé. Je pense qu’il y a un gros travail à faire en ville pour permettre à tous de vivre en harmonie. Je suis très heureux qu’il existe aujourd’hui des formations à ce métier dans les écoles. Il nécessite de la psychologie, de la motivation, de la pédagogie, de l’ouverture d’esprit. J’interviens régulièrement à la MFR de Semur-en-Auxois pour le Brevet professionnel. Je suis certain que l’éducation canine est un métier porteur.

 

*Étienne Girardet est éducateur canin. Il tient également une pension, un club d’agility et développe la zoothérapie avec des personnes handicapées.

Témoignage /// MFR CARQUEFOU (44) SOIGNEURS ANIMALIERS ❝ ZOOMANIA ”

La formation de soigneur animalier est un titre de niveau V qui est dispensé à la MFR de Carquefou en Loire-Atlantique. Cette formation est très prisée des jeunes mais il y a chaque année, une vingtaine de places pour 200 à 300 demandes. Les places sont chères et les emplois limités. « La formation « animalier » est en fait plus proche d'une formation agricole élevage », explique la formatrice responsable de la formation.

 

Lien des Familles n°321 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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METIERS DU CHIEN /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Seconde pro Productions/Elevage canin et félin
Seconde pro Conseil Vente/Animaux de compagnie et produits d'animalerie
Bac pro Conduite et gestion d'une entreprise du secteur canin et félin
Bac pro Technicien Conseil Vente en Animalerie
Bac pro Technicien en expérimentation animale
BTSA Technico-commercial/Animaux d'élevage et de compagnie
Titre toiletteur canin (titre niveau V)
Certificat Technique des Métiers (CTM) Toiletteur canin et félin
Agent cynophile de sécurité(titre niveau V)
Titre Soigneur animalier en parc zoologique

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Les métiers de l'aquaculture : comme un poisson dans l'eau

L’aquaculture est un terme générique qui regroupe les productions de poissons, de crustacés, de coquillages, de mollusques et de végétaux en eau de mer, en eau saumâtre et en eau douce (dans les rivières et les étangs).  

Aquaculture et pêche complémentaires

La demande mondiale de produits aquatiques est croissante alors que les volumes de pêche ont tendance à diminuer. Pour maintenir le niveau élevé de la consommation, l’aquaculture apparaît comme une solution d’avenir pour l’approvisionnement. Elle permet en partie de subvenir aux difficultés du milieu de la pêche en limitant le pillage puisqu’elle fournit une part importante du poisson sur les étalages. Elle permet d’autre part de rempoissonner les rivières. Aquaculture et pêche sont donc aujourd’hui complémentaires et s’organisent pour former une véritable filière. Les métiers de l’aquaculture obligent à vivre en bonne intelligence avec l’eau. Dans les élevages, l’amélioration de l’alimentation (moins polluante et plus efficace) et l’amélioration de la récupération des déchets (et leur diminution) a rendu les professionnels très attentifs à la qualité de l’eau. Ils jouent même souvent, notamment en bord de mer, le rôle de sentinelle efficace concernant la pollution. L’aquaculture offre deux filières de formation : l’une dépend du ministère de l’Agriculture et l’autre du ministère des Transports et est liée aux cultures marines. « Les jeunes qui viennent vers les métiers de l’aquaculture sont attirés notamment par la pêche qu’ils pratiquent souvent comme un loisir. Quand ils travaillent sur le littoral, la perspective de vivre avec les marées, sans horaire fixe leur plaît beaucoup », explique Joël Charrier, moniteur à la MFR de Challans, en Vendée, spécialisée dans ces formations depuis trente ans. Le contenu de la formation est surtout scientifique. À côté de toute la problématique liée à l’élevage (biologie, zootechnie...), il faut également avoir une bonne connaissance dans le secteur de l’eau et un intérêt pour l’environnement. La filière offre des débouchés souvent peu connus à condition d’être mobiles. Les établissements de formation sont sollicités régulièrement par les entreprises. Depuis trois mois à Challans, la Maison Familiale a même ouvert une rubrique emploi sur son site Internet. « Les personnes qui ont un niveau bac professionnel sont recherchées. Elles possèdent déjà une certaine technicité et un bon niveau de maturité. Ce niveau de connaissances permet de s’adapter à toutes les situations », explique Joël Charrier.

Des métiers peu connus

Les métiers de l’aquaculture permettent également de travailler à l’étranger. Le savoir- faire français notamment dans le domaine des écloseries est reconnu. La demande est forte dans ces métiers mais également dans des métiers connexes comme ceux de la poissonnerie. Fabien Bernard, poissonnier au super- marché Champion de La Haye du Puits accueille des stagiaires de la MFR de la commune. « Il est important de bien connaître les produits, de savoir d’où viennent les poissons et de quoi on parle, pour cela la formation en aquaculture est un plus », explique-t-il. « Nous travaillons en partie avec les pêcheurs de la région, c’est très intéressant. Les produits changent toute l’année avec les saisons », explique-t-il. Les métiers de l’aquaculture ont tous des points communs : il s’agit de faire naître (certains se sont spécialisés dans les écloseries) puis d’élever des huîtres (ostréiculture), des moules (mytiliculture), des coquillages (conchyliculture) ou des poissons (pisciculture), de les faire grossir jusqu’à leur commercialisation. Quelques- uns vont même jusqu’à assurer la transformation. Dans les piscicultures, les élevages intensifs peuvent intégrer des systèmes de recyclage et de traitement de l’eau. La production extensive dans les étangs permet de développer des activités de pêche de loisir.

Ostréiculture : au rythme des marées

Stéphane au Creterre est ostréiculteur. Il a repris l’entreprise familiale en 1995. Il exploite une concession maritime sur la côte ouest du Cotentin. Il reçoit en stage les jeunes de BEPA de la MFR de La Haye du Puits à quelques kilomètres de là. « Nous travaillons dur, surtout l’hiver, au rythme des marées. Notre métier est très physique car il y a beaucoup de manutention. Il faut aimer la mer, se sentir proche de la natur e. Sur l’Estran, nous n’avons pas besoin de bateau. Nous travaillons avec un tracteur et une remorque et nous mettons des bottes. Je fais ce qu’on appelle du demi-élevage. J’achète le naissain et je revends mes huîtres au bout d’un an et demi (il faut trois ans pour obtenir des huîtres adultes) sur toutes les côtes, en Espagne, en Méditerranée, à Marennes ou en Bretagne, où d’autres ostréiculteurs terminent leur croissance. »

 Chiffres clés

  • 60 millions de tonnes pêchées contre 45,5 millions de tonnes élevées en fermes aquacoles.
  • La consommation mondiale a augmenté de 31 % entre 1990 et 1997 alors que les prises n’ont augmenté que de 9 %.
  • Les écloseries françaises reconnues pour leur savoir-faire exportent 30 millions d’alevins par an.  

Aquaculture : productions en France

  • Huître et moule
  • Bar, daurade royale, maigre, saumon, turbot, esturgeon (pisciculture marine).
  • Truite arc-en-ciel, truite fario, omble de fontaine, omble chevalier, carpe (pisciculture eau douce).

SOURCE : CIPA ET IFREMER

Témoignage /// Jean-Yves Le Goff ❝ SÉLECTION GÉNÉTIQUE”

Dans mon entreprise, nous faisons naître des bébés huîtres, ce que nous appelons le naissain. Nous fournissons aux ostréiculteurs du naissain de qualité issu de la sélection génétique (ce ne sont pas des huîtres OGM). Quand je me suis lancé il y a vingt ans, personne n’y croyait. Nous avons misé sur la recherche, testé des techniques différentes. C’est de la recherche appliquée. Nous travaillons notamment avec l’Ifremer. Aujourd’hui il y a 6 écloseries de coquillages en France qui fournissent 50 % du naissain. Nous faisons de la fécondation in vitro, avec des huîtres qui changent de sexe selon les conditions environnementales ! Nous élevons les bébés dans des cuves en résine et cultivons des algues qui servent de fourrage. L’huître à l’état larvaire connaît différentes phases, elle se fixe sur un support en système protégé puis quand elle a atteint une certaine taille, elle est installée en extérieur mais toujours en milieu forcé. Les huîtres sont ensuite vendues aux ostréiculteurs qui poursuivent l’élevage en mer. Écloserie, nursery, salle d’algues, le métier est très varié et le résultat se mesure rapidement. Il faut être soigneux, tenace et patient. La moindre erreur coûte très cher. Le métier est moins physique que dans l’ostréiculture traditionnelle. On travaille derrière la digue, sur la terre ferme. Il y a des jours où nous ne voyons pas la mer mais nous sommes toujours en contact avec l’eau de mer. Nous portons des cuissardes toute la journée. Nous travaillons dans des températures qui peuvent aller de -10 à 40 degrés selon les saisons. Si on accepte ces conditions, ce métier est passionnant et les stagiaires que nous accueillons de la MFR de Challans s’intègrent rapidement à notre petite équipe...

Témoignage /// Séverin Leborgne PISCICULTEUR À FRÉCHENCOURT DANS LA SOMME ❝ ÉLEVER DES ÉCREVISSES”

J'élève des truites et des écrevisses. Je possède trois hectares avec six ou sept étangs. J’accueille également les pêcheurs, c’est une forme de diversification. J’élève des écrevisses à pattes rouges, l’écrevisse française qui a disparu de nos rivières. Nous sommes trois en France à faire cela. Les restaurateurs achètent 90 % de ma production. Les écrevisses se reproduisent dans mes étangs. Ce sont des animaux fragiles. Elles sont sensibles aux variations de l’eau et notamment aux pesticides ainsi qu’aux maladies. Il faut quatre ans pour qu’elles atteignent leur taille adulte (entre 10 et 12 centimètres). Au moment de la ponte, je prélève les femelles et les installe dans un bassin fermé. Pendant deux ans, les juvéniles restent en circuit fermé. Ensuite elles grossissent dans les étangs. Quand elles arrivent à une taille commercialisable, je les pêche dans des nasses et si cela ne suffit pas, je mets ma tenue de plongée et je vais les chercher. Pour l’élevage des truites, c’est un peu différent. J’achète les oeufs à une écloserie et je les élève jusqu’à ce qu’elles atteignent un poids de 300 grammes (il faut compter un an). Ma production est destinée au marché de la pêche de loisirs. Je les vends à des sociétés qui rempoissonnent les rivières. Pour faire ce métier, il faut aimer être dehors, avoir une bonne condition physique car on porte des charges assez lourdes. Il faut être également très méticuleux et avoir un bon relationnel car moi je suis en contact avec le public qui vient pêcher dans mes étangs. Aujourd’hui on ne peut plus créer de pisciculture. Il faut prendre la succession de quelqu’un qui cesse son activité ce qui nécessite un investissement de départ assez important car il s’agit souvent de grosses entreprises. Mais la profession est vieillissante. Il va y avoir beaucoup d’opportunités dans les années à venir. Nous avons également besoin de salariés même s’il y a aujourd’hui beaucoup d’automatisation. Quand j’accueille les jeunes en stage de la MFR d’Éclusier-Vaux, je les incite à poursuivre en bac professionnel et même en BTS.

Lien des familles n°319 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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AQUACULTURE /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Seconde pro Cultures marines
Seconde pro Productions/Aquaculture
Bac pro Cultures marines

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