Se former

Les métiers du bâtiment et du bois

Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers trois dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

La filière métiers du bois présentée par les élèves de la MFR de Cormaranche-en-Bugey

 

 

 

Les métiers du bois : des métiers ruraux pour les passionnés

La filière bois est structurée de l’amont à l’aval, de la sylviculture à la première puis à la seconde transformation du bois. Elle regroupe les entreprises qui cultivent, coupent, transportent, transforment, commercialisent et recyclent le bois. De la façon dont on cultive la forêt dépend la qualité des arbres et du bois. Impossible de faire de la bonne charpente si toutes les étapes de croissance, de prélèvement des arbres en forêt et du séchage du bois n’ont pas été respectées. Les métiers de la filière bois sont des métiers essentiellement ruraux qui se transmettent souvent par tradition familiale, de père en fils. Même si la filière est fragile et accuse un déficit commercial important, les jeunes qui s’engagent dans ces formations trouvent un emploi à leur mesure.

La première transformation

Les métiers de la première transformation du bois sont fortement en lien avec ceux de la forêt. Le scieur se déplace sur les parcelles pour évaluer la qualité des arbres et acheter le bois sur pied. Une fois abattu par les bûcherons, le bois est transporté en scierie. Les grumes sont transformées en planches. Le scieur opère un premier tri mécanique des bois en fonction de leur qualité. Le scieur est aussi responsable du séchage. Une opération qui réclame du temps et des capacités de stockage. Le bois est séché sur des plateformes de manière naturelle ou dans des séchoirs. Du fait de la concentration de la scierie française qui doit se moderniser, peu de jeunes sont attirés par ces métiers qui pourtant offrent des emplois. Il est possible de se former en scierie, en CAP, en bac professionnel puis en BTS Gestion-forestière. 

La deuxième transformation

Le bois séché subit une deuxième transformation. Ce sont les métiers de la construction, de la menuiserie (intérieure comme les escaliers ou extérieure comme les bâtis de fenêtres), de l’agencement ou de la charpente.Le charpentier travaille en général dans une entreprise de construction bois. Il sait dessiner une charpente, à partir de plans, soit sous forme d’épure à la main, soit avec des logiciels de 3 D. Il sait choisir le bois et tailler les différents éléments de la charpente. Le charpentier quitte alors l’atelier pour le chantier où il assemble la structure. Le travail se passe donc en extérieur et en hauteur. Il ne faut pas être sujet au vertige et respecter les règles de sécurité. La charpente une fois posée doit ensuite être couverte, c’est le travail du couvreur qui assure l’étanchéité de la toiture. Il évolue par tous les temps, en hauteur, en étant soigneusement encordé. Un CAP permet de se former à la pose de chacun des matériaux (ardoises, tuiles, tôle, zinc, aluminium, cuivre, plomb…). Le couvreur installe aussi ce qui permet d’évacuer les eaux pluviales : chéneaux et gouttières. Ces différents diplômes sont complémentaires. Il n’est pas rare que les jeunes passent les deux CAP (charpentier, couvreur) avant de poursuivre en brevet professionnel dans une voie ou une autre s’ils souhaitent perfectionner leur technique.

Le second oeuvre

Les métiers de second oeuvre sont ceux de la menuiserie et de l’agencement intérieur et extérieur. Le menuisier travaille plutôt dans son atelier pour la fabrication. Il se déplace également sur les chantiers pour poser des menuiseries par exemple. Là encore, les métiers de charpentier et de menuisier sont complémentaires, parfois transversaux. Le menuisier conçoit, fabrique et agence par exemple les fenêtres mais il n’est pas rare que la pause de velux soit réalisée par le charpentier. Les jeunes n’hésitent donc pas à se former successivement en menuiserie puis en charpente ou inversement. La filière se poursuit au niveau IV (brevet ou bac professionnel). Les plus motivés de tous ces jeunes engagés dans les métiers du bois pourront poursuivre en BTS « Systèmes constructifs Bois et Habitat » pour se spécialiser dans la conception, l’assemblage et le travail en bureau d’études en utilisant notamment les logiciels de dessin et de calculs. Pour ensuite poursuivre, pourquoi pas en école d’Ingénieur ! S.B. (avec Pierre Roux de la MFR de Cormaranche-en-Bugey).     

Les chiffres clés

  • 440 000 emplois en France
  • 60 000 entreprises (première transformation et deuxième transformation du bois)
  • 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • Avec 16,5 millions d’hectares boisés, la forêt occupe 30 % du territoire national.
  • La forêt française appartient à 75 % à des propriétaires privés. Elle est publique à 25 %.
  • Déficit commercial de la filière bois : 5 milliards d’euros
  • La filière bois est une des 14 filières stratégiques de l’industrie française.

Source : Conseil national de l’Industrie

« Recherche et innovation 2025 » : la mission a proposé 3 priorités pour la filière bois en France*

  • Accroître les performances du secteur par des approches systèmes (recherche, formation…).
  • Développer les usages du bois et les nouveaux usages du bois dans une perspective bioéconomique en renforçant la compétitivité industrielle (moderniser les entreprises de la première et deuxième transformation du bois, valoriser les ressources locales, développer la construction, innover avec la recherche…).
  • Adapter la forêt et préparer les ressources forestières du futur.

*Propositions stratégiques pour la recherche, le développement et l’innovation à l’horizon 2025. 

Témoignage /// Mathieu Beaudonnat, 24 ans ÉTUDIANT INGÉNIEUR ❝ UN PROJET QUI PREND VIE ”  

Ma famille est dans le bois depuis trois générations dans le Puy de Dôme. Mon père dirige une entreprise de maisons à ossature bois et charpente qui compte une vingtaine de salariés. Quand j’avais 15 ans, après la 3e, j’ai choisi de me former en menuiserie. J’ai bien réussi le BEP et cela m’a donné l’envie d’aller plus loin dans mes études. J’ai fait un bac technologique STI en Génie mécanique, option bois, j’envisageais déjà une formation d’Ingénieur. J’ai l’esprit scientifique. Ce que j’aime, ce sont les calculs de structures. Pour poursuivre mon projet professionnel, j’ai fait un IUT en « Génie mécanique » sur les conseils de mes professeurs. J’ai abandonné le bois pendant deux ans. Avec mon DUT, j’ai frappé à la porte des écoles d’Ingénieur bois. Elles m’ont expliqué qu’elles recrutaient des jeunes des métiers du bâtiment. Je ne me suis donc pas découragé. Je me suis engagé dans un BTS « Systèmes constructifs bois et habitat », en un an, en apprentissage, dans mon entreprise familiale. Je me suis rapproché de ce que je voulais faire. J’ai renoué avec le bois. J’ai beaucoup appris. J’ai à nouveau présenté les écoles d’Ingénieur et j’ai été pris à la MFR. Je suis aujourd’hui en troisième année. Je suis très content d’avoir pu poursuivre mon objectif. Je n’ai pas pris le chemin le plus direct pour y arriver mais je ne regrette pas. Ma formation à l’IUT m’a permis de me sentir plus à l’aise dans les matières scientifiques. La marche a sans doute été moins haute pour moi que pour d’autres. Dans ma promotion, les étudiants viennent de tous les métiers du bois, scierie, charpente, agencement. Beaucoup de jeunes viennent de BTS. À l’époque, je ne savais pas que c’était possible. Je suis en apprentissage, toujours dans l’entreprise familiale. J’espère faire mon stage de fin d’étude au Canada. Mon objectif maintenant est de m’investir complètement dans l’entreprise familiale. 

Témoignage /// Régis Dussuyer DIRECTEUR DE LA MFR DE CORMARANCHE-EN-BUGEY (AIN) ❝LE HAUT NIVEAU À LA PORTÉE DES MFR”

Une formation d’ingénieur en MFR ? Un rêve fou ? Pas tant que ça. La MFR de Cormaranche en témoigne. Au coeur du Bugey, ancrée dans un territoire de montagne, la MFR de Cormaranche depuis 25 ans a franchi les étapes d’un développement à la hauteur de ses ambitions. Spécialisée dans les métiers du bois, elle a commencé par le CAP, le Brevet professionnel, le bac professionnel, le BTS, élevant les niveaux, la technicité, développant l’ouverture à l’international. Aujourd’hui la MFR forme plus de 200 jeunes dans un village qui compte 900 habitants. « L’intelligence n’est pas l’apanage des grandes villes », se plaît à dire le directeur, Régis Dussuyer. C’est la CCI de l’Ain qui a poussé la MFR à réfléchir, il y a quelques années, à une formation supérieure de type « Ingénieur », dans le cadre du développement d’un pôle de compétitivité Xylofutur qui coordonne les acteurs de la filière bois. « Nous avions pour nous d’avoir un solide réseau de chefs d’entreprise qui nous accompagne et un ancrage territorial très fort. Les professionnels ont été vite convaincus. Nous devions ensuite trouver un partenaire qui délivre un diplôme d’Ingénieur. L’ECAM Arts et Métiers de Lyon était intéressée pour développer une filière Bois à Bourg-en-Bresse. « Nous avions en commun de vouloir favoriser la promotion sociale des jeunes en privilégiant l’accès au diplôme d’Ingénieur à des jeunes de BTS. Les entreprises nous soutenaient fortement dans cette démarche ». Un élément déterminant… Ingénieur en apprentissage Le projet porté par la CCI, l’ECAM et la MFR, soutenu par les fédérations des MFR de l’Ain et de Rhône-Alpes, obtient le feu vert de la Commission des Titres d’Ingénieur en mars 2013. La formation peut ouvrir en septembre. C’est la réussite d’un projet d’équipe, de partenaires, soutenu par les élus locaux et le conseil régional de Rhône-Alpes. 14 places sont ouvertes en apprentissage. « Tous les jeunes ne pourront pas accéder à cette formation, sans doute, mais les meilleurs d’entre eux peuvent y prétendre. Il faut leur offrir un futur désirable », s’enthousiasme Régis Dussuyer. Les jeunes de BTS de la MFR de Cormaranche n’accèdent pas encore assez à cette formation d’Ingénieur. Les étudiants doivent encore améliorer leur niveau d’anglais et compléter leurs connaissances en maths et en physique. Pour les y aider, la MFR réfléchit à une année « autrement » de transition après le BTS où les jeunes pourraient partir travailler dans un pays anglo-saxon tout en se perfectionnant dans les matières qui le nécessitent, de façon à préparer leur entrée en école d’Ingénieur. La formation se déroule en 3 ans et forme des Ingénieurs ayant une approche globale du bois, tournés vers la recherche et l’innovation, un secteur qui n’est pas encore assez développé dans la filière. Pour répondre à ce besoin, d’autres projets se profilent déjà. Dans le cadre du pôle de compétitivité du bois, un centre de recherche fondamentale, adossé à celui de la Plasturgie (à Oyonnax) pourrait voir le jour alors qu’un centre de recherche appliquée serait développé en parallèle à la MFR de Cormaranche. Un rêve de plus ? Le projet doit prendre corps en 2017. « Ce centre de recherche serait ouvert à tous les jeunes de la MFR », explique Régis Dussuyer. « Mon leitmotiv est de développer la filière bois au sein des MFR. Nous prouvons qu’il est possible de conduire des formations de haut niveau de qualité pour nos élèves. Dans une économie difficile, c’est la recherche et l’innovation qui nous permettront d’avancer ».

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METIERS DU BOIS /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Conducteur opérateur de scierie
CAP Menuisier installateur
CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement
CAP Constructeur bois
CAP Charpentier bois
CAP Couvreur
Brevet Professionnel Menuisier
Brevet Professionnel Charpentier bois
Bac pro. Technicien constructeur bois
Bac pro. Technicien menuisier agenceur
BTS Systèmes constructifs bois et habitat
BM Menuisier de bâtiment et d’agencement
Ingénieur de l’ECAM BoisFormation continue (Affûtage…)

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Bâtiment : l'artisanat du bâtiment

L’artisanat, première entreprise de France, comme dit le slogan ? Dans le secteur du bâtiment, l’artisanat rassemble, en tout cas, des entreprises nombreuses (380 000) et très bien réparties sur le territoire. Elles représentent 67 % des effectifs et 63 % du chiffre d’affaires du bâtiment en 2011. Malgré les difficultés économiques dues à la crise, le secteur a de gros besoins de main d’oeuvre. Les perspectives en termes de logements, d’amélioration des performances énergétiques sont importantes dans les 10 ans à venir. Ces besoins sont à conjuguer avec le départ à la retraite de nombreux artisans.  

Des dizaines de formations

Le bâtiment concerne le secteur de la construction de bureaux, de bâtiments industriels, d’équipements publics (gymnases, écoles…), de logements individuels ou collectifs mais aussi le secteur de la rénovation. Les petites entreprises du bâtiment sont des actrices importantes de l’économie. Entre 1999 et 2009, elles ont créé près de 120 000 emplois, d’après la CAPEB. Les organisations professionnelles recensent 26 métiers parmi lesquels : maçon, carreleur, couvreur, plombier, chauffagiste, charpentier, menuisier, charpentier, menuisier agenceur, métallier, électricien, plâtrier, peintre… Il existe des dizaines de formations pour se qualifier dans ces différents métiers qui peuvent être très techniques ou bien plus artistiques ! Le secteur emploie des ouvriers qualifiés (trois-quarts des salariés) et recherche de plus en plus des agents de maîtrise. Les « cadres » sont moins nombreux (moins de 10 %). Le secteur peine à recruter dans certains métiers et prévoit des besoins de main d’oeuvre importants. Les salariés doivent sans arrêt s’adapter aux nouvelles techniques et aux nouveaux matériaux. Et le secteur est particulièrement concerné par la question de la performance énergétique des bâtiments qui constitue un enjeu majeur (lire encadré ci-dessus)… Selon la taille des entreprises, les chantiers ne sont pas les mêmes. Les petites entreprises interviennent plutôt sur des petits chantiers avec du personnel souvent polyvalent alors que les grandes entreprises remportent les plus grands chantiers et emploient du personnel plus spécialisé dans un domaine. Dans le bâtiment, on distingue le gros oeuvre et le second oeuvre, c’est-à-dire, d’une part les professionnels qui installent les infrastructures et les superstructures qui font la solidité de l’édifice : les fondations, les murs, les planchers, les poutres, la charpente et d’autre part tous les autres corps de métiers qui interviennent à la suite : menuisier, couvreur, électricien, plombier, installateur thermique. Le plâtrier, le carreleur, le peintre, le menuisier agenceur… viennent apporter les finitions.

Le CAP insdispensable

Dans le secteur du bâtiment, une grande partie des salariés sont des ouvriers. Le diplôme de base des métiers est le CAP. L’ouvrier effectue les travaux sous la responsabilité d’un chef d’équipe. Certains jeunes choisissent de passer plusieurs spécialités de CAP, avant de progresser dans l’un des métiers choisis en s’inscrivant en brevet professionnel ou en bac professionnel. Le BTS permet de travailler notamment dans les bureaux d’étude. Dans les MFR, il est possible de se former dans ces métiers par apprentissage ou en formation continue. Pour s’y préparer certaines MFR proposent des formations de préapprentissage (DIMA) dès l’âge de 15 ans, pour tester sa motivation.  

Développement durable

Le bâtiment est le secteur le plus consommateur d’énergie en France. Le Grenelle de l’environnement a impulsé de nouvelles normes qui constituent pour le secteur du BTP de nouvelles opportunités. Les entreprises développent de nouveaux savoir-faire pour améliorer la performance énergétique (basse consommation) et environnementale des bâtiments en favoriser les énergies renouvelables (chaudières à bois, pompes à chaleur, eau chaude sanitaire solaire par exemple…). Les bâtiments existants doivent réaliser des travaux pour améliorer les performances thermiques (isolation, étanchéité à l’air, réduction des ponts thermiques, ventilation).

 Chiffres clés

  • 380 000 entreprises de moins de 20 salariés.
  • 992 000 salariés et non salariés (représentant 67 % des effectifs du bâtiment).
  • 80 000 apprentis (dans les entreprises de moins de 20 salariés).
  • Chiffre d’affaires : 77 milliards d’euros (63 % du chiffre d’affaires du secteur du bâtiment).  

Source : CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) / 2011

Artisanat : la voie de l’apprentissage

L’apprentissage repose sur le principe de l’alternance. Le jeune apprend son métier auprès de son maître d’apprentissage et reçoit une formation théorique en centre de formation d’apprentis (CFA). Le secteur artisanal est traditionnellement attaché à l’apprentissage. C’est ce qui explique les chiffres élevés. 100 000 jeunes suivaient une formation par apprentissage en 2008-2009 (Chiffre CCCA-BTP), dont 81 % étaient embauchés par les entreprises de moins de 20 salariés. Il s’agit d’une augmentation de 30 % des apprentis depuis l’an 2000.  

Bâtiment /// des métiers qui s’ouvrent ❝ place aux femmes ”  

Les femmes sont plus visibles dans le bâtiment, bien qu’elles soient toujours fortement minoritaires (1 femme sur 10 dans les entreprises de plus de 20 salariés et 13 % de femmes dans les plus petites entreprises). Elles sont plus nombreuses à choisir cette voie (le nombre d’apprenties a été multiplié par 4 en 10 ans). Le nombre de femmes employées dans le secteur a augmenté de 46 % en 15 ans. 4 % de femmes ont créé leur entreprise… Des chiffres prometteurs mais le secteur partait de loin ! Depuis de nombreuses années, le bâtiment qui encourage les jeunes filles à s’orienter dans les formations du bâtiment rencontre donc un certain succès même s’il reste des marges de progrès importantes. Les professionnels s’appliquent à décliner leurs métiers au féminin et le secteur poursuit ses efforts pour lutter contre les stéréotypes : la force physique n’est plus une qualité requise, les techniques ayant évolué, il faut surtout des compétences et dans ce domaine, filles et garçons sont également constitués pour en développer.  

Lien des familles n°341 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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MÉTIERS DU BÂTIMENT /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Charpentier bois
CAP Maçon
CAP Constructeur en canalisations des travaux publics
CAP Couvreur
CAP Installeur froid et Conditionnement d'air
CAP Installateur sanitaire
CAP Installateur thermique
CAP Maintenance de bâtiments de collectivités
CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement
CAP Menuisier installateur
CAP Peintre applicateur de revêtement
CAP Préparation et réalisation d'ouvrages électriques
CAP Peintre applicateur de revêtement
BP Monteur en installations de génie climatique
BP Peinture et revêtements
BP Monteur en installation du génie climatique et sanitaire
BP Maçon
BP Menuisier
BP Métiers de la piscine
Bac pro Technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques
Bac pro Technicien du bâtiment/Option A : études et économie
Bac Pro Technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros oeuvre
Bac Pro Technicien menuisier agenceur
MC Technicien en énergies renouvelables option A Energie électrique
BTS Etudes et économie de la construction
BTS Systèmes constructifs bois et habitat
Titre Chargé de projet en maîtrise de l’énergie, énergie renouvelable et éco-construction
Titre professionnel Constructeur professionnel en voirie et réseaux
Titre RNCP Ouvrier professionnel en restauration de patrimoine

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Maçon : les bâtisseurs du futur

Envie de construire, envie de créer quelque chose qui va rester, envie de rénover, les jeunes sont attirés par ce métier polyvalent, physique, créatif qui se pratique en extérieur, et qui offre des perspectives de travail variées selon les chantiers et les entreprises. Le maçon voit son métier évoluer : nouveaux matériaux, nouvelles techniques, et depuis le Grenelle de l’Environnement, nouvelle réglementation… La performance énergétique des bâtiments va dépendre en grande partie de lui.

Une responsabilité importante dans la grande famille du bâtiment

Devenir maçon, c’est faire le choix d’un métier manuel qui nécessite du savoir-faire et une grande expérience. Le maçon construit des édifices (bureaux, gymnases), des habitations (immeubles, maisons particulières)… C’est lui qui pose la première pierre, une façon de parler car le béton ou la brique ont remplacé les pierres sur les chantiers. Dans la grande famille des métiers du bâtiment, il est le premier à intervenir une fois le terrassement fait. Il assure la construction de la structure qui porte l’ensemble : les fondations, les murs, les planchers béton, les poutrelles. Il a donc une responsabilité importante. Il travaille d’après les plans réalisés par l’architecte et par les ingénieurs en béton armé. Quand son travail est presque terminé, les autres corps de métier peuvent intervenir : le charpentier, le couvreur, le plâtrier, le chauffagiste… Le maçon peut aussi se spécialiser dans la rénovation du bâti ancien, il utilise dans ce cas les techniques et les matériaux traditionnels. Le métier de maçon est aujourd’hui en pleine évolution. Les blocs de béton cellulaire remplacent les parpaings, la colle appliquée au rouleau remplace le mortier travaillé à la truelle. « Les nouveaux matériaux engendrent des nouvelles techniques » explique Laurent Journault de la MFR de St- Gilles-Croix-de-Vie en Vendée.

La formation indispensable

Les entreprises doivent également répondre aux nouvelles normes exigées par le Grenelle de l’environnement dès 2012. L’une des priorités est en effet la réduction de la consommation énergétique des bâtiments (réduction des ponts thermiques, utilisation d’énergies renouvelables). Le secteur du bâtiment est donc concerné au premier chef par la politique de développement durable mise en oeuvre en France et en Europe. Il a une part importante dans la mise en oeuvre de l’objectif de construire des bâtiments basse consommation c’est-à-dire moins gourmands en énergie. Le secteur de la formation dans ce domaine suit de près ces évolutions. Le maçon d’aujourd’hui devient un « éco-constructeur ». Son savoir-faire est recherché par les entreprises. Les MFR n’ont pas attendu pour intégrer dans les plans de formation ces aspects de développement durable pour répondre aux attentes des professionnels. Elles sont également particulièrement attentives à la sécurité au travail qui nécessite une solide formation (tenue, gestes de sécurité). Les MFR accueillent les jeunes maçons principalement en apprentissage. Les jeunes travaillent les matières générales indispensables : maths, français, anglais, histoire, sciences. La partie professionnelle concerne en dehors des gestes professionnels, la lecture de plans, le dessin technique, la résistance des matériaux. Ce métier demande de la rigueur, de l’organisation et également une bonne capacité à communiquer. L’aspect relationnel est important, que ce soit sur les chantiers (avec les ouvriers, les architectes, les autres corps de métier, les bureaux de contrôle) ou avec la clientèle… En MFR, deux parcours sont envisageables avec des passerelles possibles entre les deux : Après une classe de préapprentissage ou une 3e, le jeune peut choisir d’entrer en CAP (2 ans) pour apprendre les bases du métier. Il travaillera sous les ordres d’un ouvrier plus qualifié. Il pourra ensuite compléter sa formation et approfondir les techniques en Brevet professionnel (2 ans). Il se destine alors à devenir un ouvrier hautement qualifié, capable de devenir avec l’expérience chef d’équipe ou chef de chantier. Il pourra envisager de s’installer à son compte. Il est également possible après une classe préparatoire à l’apprentissage ou une 3e de s’engager dans un parcours de trois ans pour passer un bac professionnel. La formation privilégie la pratique professionnelle mais également les matières générales. Elle permet ensuite de poursuivre sa formation vers un BTS pour se perfectionner dans les bureaux d’études, évoluer vers les métiers du commerce dans le secteur ou s’installer. « Le métier de maçon forme à une grande polyvalence », explique Franck Cunéo de la MFR de Franclens en Haute- Savoie. C’est une des richesses de ce métier dont les jeunes découvrent au fur et à mesure la palette très étendue. Il est possible d’aller au-delà de son métier. Il est possible aussi de se diriger vers les travaux publics ou le génie civil… (avec les MFR de St-Gilles- Croix-de-Vie et Franclens) Photos : MFR Franclens  

MAINTENANCE DES BÂTIMENTS L’ATOUT DE LA POLYVALENCE  

Les jeunes intéressés par les métiers du bâtiment peuvent choisir de se tourner vers le CAP Maintenance des bâtiments de collectivités. Cette formation combine 7 métiers du bâtiment : maçon, peintre, menuisier, serrurier métallier, carreleur, électricien et plombier. Au départ conçu pour assurer la première maintenance et l’entretien dans les services techniques des collectivités, ce diplôme est également recherché par les entreprises de maçonnerie intéressées par cette polyvalence. Les jeunes après ce CAP peuvent ensuite se spécialiser dans les métiers du bâtiment de leur choix.  

Les chiffres clés

  • 351 000 entreprises dans le bâtiment
  • 1 205 000 salariés et 129 milliards d’euros (hors taxe) de travaux réalisés (neuf et entretien). 333 430 logements (individuels et collectifs) mis en chantier en 2009.
  • 33 729 000 m2 de surfaces réalisées (commerces, bureaux, bâtiments agricoles et industriels).
  • D’ici 2050 : la France devra diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre.
  • Plus de 20 millions de logements sont à rénover.
  • Le secteur résidentiel représente les deux tiers des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre du bâtiment.
  • Le conseil en amélioration énergétique va se développer fortement dans les métiers du bâtiment.  

Source : FFB - 2010 (chiffres 2009)  

Témoignage /// PASCAL DEFFAUGT MAÇON À VERCHAIX EN HAUTE-SAVOIE ❝ FORMER UN JEUNE, UN ÉTAT D’ESPRIT ”

Je ne sélectionne jamais les jeunes qui viennent me voir pour faire un apprentissage dans mon entreprise. Cela ne sert à rien de leur expliquer que c’est un métier physique, qu’il se pratique à l’extérieur, que l’hiver il fait froid surtout dans nos montagnes. Je les prends, c’est tout. Je leur explique qu’ils vont apprendre un métier, réussir leur formation, se qualifier et être fier de ce qu’ils font. Mon objectif est d’aider les jeunes à se remettre en route. Dans mon entreprise, ils trouvent un accueil, un cadre qui leur permet de découvrir le métier de maçon, d’évoluer : nous leur offrons du temps, de l’écoute, de la confiance, de l’espoir. Je n’ai jamais eu d’échec ni en CAP, ni en Brevet professionnel car certains poursuivent leur formation. Le jeune apprenti est un salarié comme un autre, il vit la vie et le rythme de l’entreprise. Nous nous organisons en général en deux équipes, l’apprenti est dans l’une ou l’autre selon les besoins. Il apprend à s’intégrer, à accepter un ordre, une mission, il se forme. J’ai six salariés, nous partageons tous cette volonté d’aider les plus jeunes. Nous nous formons tous nous-mêmes. C’est un état d’esprit. Dans ce métier, c’est capital. Je suis spécialisé dans l’éco-construction et la rénovation. Nous devons être à la page. Le secteur évolue vite, la demande aussi. Je suis très impliqué professionnellement dans la formation. Je suis responsable à la CAPEB de la formation, je participe à la correction des examens, je suis en contact avec les centres de formation et notamment avec la MFR de Franclens où je suis administrateur. C’est un volet qui me tient vraiment à coeur.  

Lien des Familles n°332 - Dossier formation - Télécharger le PDF

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MACONNERIE CONSTRUCTION /// Le mouvement des MFR prépare les certifications suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Maçon
CAP Maintenance de bâtiments de collectivités
Brevet professionnel Maçon
Bac professionnel Technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros oeuvre / étude et économie
Formation continue : Ouvrier spécialisé en éco-construction

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