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Les métiers du commerce, de la vente, et du magasinage

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Découvrez les métiers de ce secteur professionnel ainsi que les formations proposées en MFR, à travers trois dossiers réalisés pour le Lien, magazine institutionnel du mouvement des Maisons familiales rurales, édité chaque trimestre à 60 000 exemplaires.

    

Présentation des formations commerce par les MFR de l'Isère, et de la formation vente en animalerie à la MFR de Mortagne-au-Perche

 

 

 

Les métiers de la vente et du commerce : le sens du client

Le secteur de la vente et du commerce embrasse large : de la grande distribution au commerce de proximité ainsi que le commerce entre entreprises. On compte 3 millions de salariés. Un million de personnes travaillent comme vendeurs itinérants ou comme commerciaux. Aujourd’hui le e-commerce se développe de façon importante. On note une croissance de près de 22 % par rapport à 2010.

A la fois technicien et conseiller

Quel que soit le domaine, les commerciaux sont les personnes indispensables aux entreprises pour vendre des biens ou des services. La bonne santé des entreprises dépend de leurs chiffres d’affaires ! Si les métiers sont nombreux, les profils requis sont sensiblement les mêmes. Les jeunes doivent être curieux et à l’aise dans les relations avec les autres. Ils doivent être bien organisés et autonomes. Il faut être capable de supporter le stress et la pression pour parvenir à réaliser ses objectifs. La pugnacité et un certain goût pour la compétition sont des qualités qui peuvent aider à se réaliser dans ces métiers qui nécessitent beaucoup de présence et de dynamisme. Il faut compter parfois avec des horaires importants. La maîtrise des langues vivantes est un atout. Bien vendre nécessite de maîtriser des techniques (négociations) mais désormais le conseil occupe une place importante, c’est pourquoi on parle de « vendeur- conseil ». Le vendeur doit maîtriser les aspects techniques des produits qu’il vend pour apporter un premier conseil à la clientèle et l’orienter vers le bon choix. Par exemple, le poissonnier sait d’où vient son poisson et connaît quelques recettes pour mettre en appétit et donner envie de se lancer à la découverte d’un produit inconnu. Le vendeur dans un magasin de bricolage sait donner des conseils techniques pour l’utilisation des outils ou des produits ou encore donner un avis sur la décoration. L’objectif est de vendre mais pas à tout prix. C’est la satisfaction du client qui est recherchée. Il faut aussi savoir fidéliser une clientèle pour qu’elle revienne, anticiper les besoins, conquérir de nouveaux marchés. Les métiers de la vente et du commerce intègrent également des savoir-faire dans la gestion et le marketing. Il faut gérer les budgets, les approvisionnements et les stocks, faire remonter les remarques de la clientèle et gérer également les équipes dans les postes d’encadrement.

Des métiers à tous les niveaux

Dans le secteur de la vente et du commerce, toutes les compétences sont recherchées du CAP à l’enseignement supérieur. Le secteur comporte de multiples métiers (accueil, vente, gestion commerciale…) ce qui explique le grand nombre de formations proposées dans des secteurs très divers (grande distribution, commerce de détail, industrie). Les métiers de la vente et du commerce offrent de belles perspectives de carrière à ceux qui sont motivés. Dès le niveau CAP, il est possible de trouver un emploi comme employé de vente. Le vendeur est responsable de la présentation des produits. Lors de la mise en rayon, il sait mettre en avant les produits, recharger les rayons lorsque c’est nécessaire. Après le CAP, il est possible de poursuivre en bac professionnel ou de choisir directement le bac après la 3e. Il faut faire la différence entre le commerce et la vente. Le titulaire du bac pro commerce ne se déplace pas pour aller à la rencontre du client. Il répond à la demande et met à disposition les produits. Il peut être en face à face ou à distance. Il a un rôle de conseil, il gère de la commande à l’implantation du produit. Le poste de vendeur est un premier palier incontournable avant d’évoluer vers des postes d’encadrement. Le bac professionnel Vente forme, lui, des commerciaux. Ils ont le statut de salariés ou de VRP. Le plus souvent ils sont maintenant intégrés dans une équipe. Les attachés commerciaux doivent fidéliser leur clientèle et prospecter pour trouver de nouveaux clients. Pour cela ils doivent convaincre. Ils travaillent de façon autonome sur un territoire donné et doivent avoir une grande capacité d’organisation. Une fois la vente conclue, ils doivent en assurer le suivi. La rémunération est souvent composée d’un salaire fixe et d’une commission en rapport avec le chiffre d’affaires. L’attaché commercial peut évoluer en prenant la responsabilité d’une équipe. Pour ces deux bacs, il est possible de poursuivre en BTS. Les formations de technico-commerciaux accueillent des jeunes qui ont une double compétence, commerciale bien sûr mais aussi de conseil. Les qualités requises pour la vente sont les mêmes mais il faut en plus un goût pour le produit que l’on vend et une connaissance technique : le vendeur en jardinerie apporte des soins aux plantes qu’il vend, le vendeur en animalerie s’occupe des animaux qu’il a sous sa responsabilité…  Les débouchés se font dans des magasins spécialisés. L’alternance est particulièrement recommandée dans les formations commerciales. Les MFR proposent l’alternance scolaire mais aussi ont développé les formations par apprentissage et en contrat de professionnalisation.

Vendeur ou commercial : quelle différence ?

Le vendeur répond à la demande des clients en mettant à disposition les produits souhaités. Il ne se déplace pas. Il travaille dans une unité commerciale qui peut être virtuelle (e-commerce). Le commercial démarche la clientèle par téléphone, mail et/ou en se déplaçant. Il dispose d’un portefeuille de clients et opère sur une zone délimitée.   Vendeur ou Commercial QUELLE DIFFÉRENCE ? n Le vendeur répond à la demande des clients en mettant à disposition les produits souhaités. Il ne se déplace pas. Il travaille dans une unité commerciale qui peut être virtuelle (e-commerce). n Le commercial démarche la clientèle par téléphone, mail et/ou en se déplaçant. Il dispose d’un portefeuille de clients et opère sur une zone délimitée.  

E-commerce : un secteur en développement

Le Commerce électronique (ou e-commerce) consiste à utiliser le réseau Internet pour réaliser une transaction commerciale. Le e-commerce a augmenté de 22 % par rapport à 2010 (les ventes ont atteint 37 milliards d’euros). 30,7 millions de Français ont acheté en ligne, notamment des voyages, de l’électroménager, des équipements high-tech (22 %) et des vêtements (14,5 %). 100 000 sites marchands étaient recensés fin 2011. L’utilisation de Facebook par les sites d’e-commerce se généralise. Les internautes utilisent également leur portable ou leur tablette pour réaliser leurs achats (m-commerce). Source : FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance)

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COMMERCE, VENTE, MAGASINAGE /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
CAP Employé de vente spécialisée : Produits alimentaires/ Produits d’équipements courants
CAP Employé de commerce multi-spécialités
CAP Fleuriste
CAP Opérateur/Opératrice logistique
Seconde pro Conseil vente/ Produits alimentaires/Animaux de compagnie et produits d’animalerie/ Produits de jardin
Bac pro Technicien vente en alimentation : Produits alimentaires/ Vins et spiritueux
Bac pro Technicien conseil vente en produits de jardin
Bac pro Technicien-conseil vente en animalerie
Bac pro Commerce
Bac pro Accueil-relation clients et usagers (ARCU)
Bac pro Vente (Prospection négociation- suivi de clientèle)
Bac pro Optique Lunetterie
BP Fleuriste
BTSA Technico-commercial/Produits alimentaires et boissons / Jardin et végétaux d'ornement / Animaux d'élevage et de compagnie
BTSA Technico-commercial/Vins et spiritueux
BTS Négociation et relation client
BTS Management des unités commerciales
BTS Opticien lunetier
DUT Techniques de commercialisation
Titre professionnel Employé(e) commercial(e) en magasin
Titre professionnel Agent magasinier
CSA Responsable technicocommercial en agro-fournitures
Licence pro Commerce / Spécialité Management d'équipes commerciales
Licence pro Commerce des produits de la filière viticole et agro distribution

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Vendeur en animelerie

Reptiles, poissons tropicaux, oiseaux exotiques, les Français sont friands d’animaux en tous genres, domestiques ou pas… Le commerce des animaux de compagnie a plutôt le vent en poupe. Les vendeurs dans ce secteur ont des compétences recherchées. Ils travaillent soit dans les rayons « animalerie » des jardineries, soit dans des animaleries spécialisées.

Un secteur en mutation

Le vendeur d’animaux de compagnie est d’abord un commercial qui a de grandes compétences techniques, spécialisées dans le monde du vivant. Après une classe de 3e, les jeunes passionnés d’animaux de compagnie peuvent choisir le bac professionnel « Technicien conseil vente en animalerie » en 3 ans. La formation comporte des modules généraux, mais également des modules relatifs au commerce (connaissance du milieu professionnel, marketing, gestion, comptabilité) au droit (législation sur le commerce animalier) et des modules scientifiques (biologie, physique, chimie, techniques animalières…). « Les jeunes choisissent cette formation parce qu’ils veulent s’occuper des animaux. Ils ne doivent pas perdre de vue qu’ils sont d’abord des commerciaux à qui on donne des objectifs à atteindre. À ce titre, ils assurent la mise en rayon, gèrent les stocks, doivent connaître les tendances, conseillent la clientèle. Ils ont une double compétence : en plus de l’aspect commercial, ils savent entretenir les animaux, les nourrir et veiller à leur bienêtre. Ils consacrent une partie de leur temps à assurer l’entretien des litières, à distribuer la nourriture et à prendre soin des animaux. Cela demande des connaissances techniques, des capacités d’observation et de réaction », explique Landry Manseau, responsable de la formation à la MFR de Saint- Florent des Bois. Il doit savoir détecter les maladies qui peuvent se déclarer pour organiser la mise en quarantaine avant de faire appel à un vétérinaire. Le vendeur animalier a un rôle très polyvalent car il vend des animaux variés : poissons, reptiles, oiseaux, petits mammifères (rats, gerbilles, lapins, chinchillas), des chats et des chiens. Les protocoles de soin ne sont pas les mêmes selon les espèces. Il possède donc un large éventail de connaissances (morphologie, comportement, alimentation…) qu’il doit savoir mettre à la portée d’une clientèle qui est parfois très novice en la matière.

Des compétences recherchées

Après le bac professionnel, les jeunes, qui ont fait des stages en animalerie, sont recherchés sur le marché du travail. Ils travaillent de moins en moins dans des commerces indépendants qui ont tendance à disparaître. Le plus souvent les animaleries sont associées à des jardineries. Ils peuvent également travailler dans des animaleries spécialisées. Ils sont embauchés comme vendeurs et peuvent évoluer avec l’expérience et devenir chefs de rayon. S’ils souhaitent poursuivre leur formation en BTS (2 ans), les jeunes peuvent choisir de privilégier soit le commerce proprement dit, soit la vente d’animaux de compagnie. Le BTSA Technico-commercial « Vente d’animaux d’élevage et de compagnie » permet de conforter les savoirs et de former davantage à la gestion des stocks mais aussi à la gestion d’une équipe pour devenir « manager d’univers ». Les jeunes font leur stage dans les mêmes structures que le bac pro. Ils peuvent également travailler chez des fournisseurs en animalerie, des grossistes, des producteurs… Avec le BTS en poche et de l’expérience, il est possible de devenir responsable d’un rayon et de gérer du personnel ou même diriger un magasin. Les plus entreprenants peuvent aussi créer leur entreprise. n (Avec le concours de la MFR de Saint- Florent des Bois en Vendée).

Un plus donné par le Bac pro : le certificat de capacité

Pour travailler comme vendeur d’animaux de compagnie, il est préférable de posséder le certificat de capacité « espèces domestiques » et/ou « espèces non domestiques ». Un magasin ne peut vendre des animaux qu’à condition d’avoir, parmi son personnel, au moins un titulaire du certificat de capacité. Pour l’obtenir, il faut constituer un dossier de demande auprès du préfet du département et le défendre devant une commission. Ce certificat est personnel. Il mentionne les espèces ou les groupes d’espèces pour lesquels il est accordé. Il est attaché à l’activité professionnelle décrite. Le diplôme du bac professionnel permet d’obtenir de façon simplifiée ce certificat à condition d’avoir reçu la moyenne à deux modules « Techniques animalières » et « Biologie et chimie » à l’examen. Il valide le certificat pour une liste d’animaux prédéfinie qu’il est possible d’étendre à condition d’en faire la demande.  

 Chiffres clés

  • 3,351 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la vente de l’alimentation, hygiène et soin et accessoires (vente d’animaux non comprise).
  • 51 % des ménages possèdent au moins un animal de compagnie.
  • 20 000 vendeurs et 6 000 responsables recensés en France.
  • Les points de vente : grande distribution spécialisée, chaînes de magasins d’animaleries spécialisées ou jardineries, magasins indépendants. 

Sources : Prom’animal et Onisep

Témoignage /// MFR CARQUEFOU (44) SOIGNEURS ANIMALIERS ❝ ZOOMANIA ”

Il ne faut pas confondre « vendeur d’animaux de compagnie » et « animalier en parc zoologique ». Ces deux métiers n’ont rien à voir, l’un est vendeur, l’autre est « soigneur » et les animaux ne sont pas les mêmes... Les jeunes qui choisissent le bac professionnel technicien-conseil vente en animalerie ont parfois une idée un peu faussée du métier. Le vendeur d’animaux de compagnie est avant tout un métier de la vente qui met en avant des aptitudes liées à la fonction commerciale qui allie des compétences très techniques sur les animaux des animaleries (poissons, petits mammifères, oiseaux, reptiles... pour l’essentiel). La formation de soigneur animalier est un titre de niveau V qui est dispensé à la MFR de Carquefou en Loire-Atlantique. Cette formation est très prisée des jeunes mais il y a chaque année, une vingtaine de places pour 200 à 300 demandes. Les places sont chères et les emplois limités. « La formation « animalier » est en fait plus proche d'une formation agricole élevage », explique la formatrice responsable de la formation.

 

Témoignage /// DAMIEN CHABROUX RESPONSABLE D’UN RAYON ANIMALERIE ❝ VIVRE UN MÉTIER DE PASSION ”

QUELLE FORMATION AVEZ-VOUS ?  

J’ai obtenu un bac professionnel. J’ai fait toutes mes études en MFR depuis la 4e. J’avais commencé un BEPA Vente action marchande quand j’ai découvert qu’il était possible d’associer passion et travail. Je suis passionné d’aquariophilie. J’ai bifurqué vers un BEPA Vente d’animaux de compagnie et j’ai poursuivi ma formation en Bac professionnel à la MFR de Saint-Florent des Bois en Vendée. J’ai le certificat de capacité en espèces domestiques et non domestiques.

QUEL EST VOTRE PARCOURS PROFESSIONNEL ?

J’ai été embauché dans une jardinerie du groupe « Vive le Jardin » comme responsable d’un sous-rayon : l’univers de l’aquariophilie. J’ai rapidement évolué. Au bout de six mois, on m’a proposé de devenir responsable du rayon animalerie du magasin « Vive le Jardin » qui est situé à Boufféré. J’ai toujours eu la volonté d’être responsable. Je suis très curieux, je suis en perpétuelle recherche d’information. Je travaille avec 2 employés (dont un apprenti de la MFR de Saint-Florent qui fait son BTSA). Ce sont eux qui s’occupent davantage des animaux. J’accueille également des stagiaires. Nous commercialisons des poissons, des oiseaux, des petits mammifères… Nous vendons également, et c'est important dans une animalerie, ce que nous appelons des produits inertes (la nourriture pour les animaux, la litière, les accessoires, les jouets, les cages,…). Nous n’accueillons ni chats ni chiens dans notre magasin car la place est trop limitée et les box seraient trop petits. Nous invitons de temps à autre, des éleveurs à venir exposer dans l’animalerie.

EN QUOI CONSISTE VOTRE MÉTIER ?

En Vendée, il y a 5 magasins. Notre groupe a sa centrale d’achat et son propre référencement. En tant que responsable de l’animalerie, je me suis un peu détaché de la maintenance et du soin aux animaux. Je sélectionne, chez nos fournisseurs, les produits que nous vendons en rayon. Concrètement, cela me permet de faire évoluer le marché en proposant certaines choses à la clientèle. C’est très intéressant. C’est en quelque sorte un autre aspect du métier de vendeur en animalerie qui peut évoluer vers le métier « d’acheteur » (qui consiste à choisir les fournisseurs). C’est tout l’intérêt de faire partie d’un groupe.

QUE CONSEILLEZ-VOUS AUX JEUNES QUE VOUS FORMEZ ?

C’est un métier qui requiert une grande technicité liée à l’élevage et aux soins aux animaux. J’encourage les jeunes à se documenter, à faire l’effort d’analyser leurs connaissances. La clientèle possède un savoir, il y a beaucoup d’information sur Internet, dans les livres… Le regard sur la maintenance des animaux a beaucoup évolué. On découvre beaucoup de choses sur les animaux de compagnie. Il faut être ouvert et curieux. Il faut savoir ensuite vulgariser et conseiller la clientèle pour faire évoluer les comportements d’achats.

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VENTE ANIMAUX DE COMPAGNIE /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Seconde professionnelle Conseil vente/Animaux de compagnie et produits d'animalerie
Bac professionnel Technicien Conseil Vente en animalerie
BTSA Technico-commercial animaux d’élevage et de compagnie
Les jeunes intéressés par les chats et les chiens peuvent se tourner également vers le bac professionnel « Conduite et gestion d’une entreprise du secteur canin et félin ».

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Optique et lunetterie : un secteur en expansion

Le marché de l’optique s’est beaucoup développé ces dernières années. Il est tiré par plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, la prévalence des troubles visuels (56 % des Français sont concernés), le remboursement par les complémentaires de santé, les innovations technologiques… La hausse des points de vente (+39 % en 10 ans) nécessite une main-d’oeuvre plus nombreuse dans ce secteur.

Une activité de territoire

Les lunettes sont à la fois des prothèses pour corriger une vision déficiente et un accessoire de mode… Il est loin le temps où on n’avait le choix qu’entre deux ou trois montures ! Il existe aujourd’hui des milliers de références. Les avancées technologiques ont permis également de proposer des verres plus légers et moins fragiles. Le marché de l’optique a pris de l’ampleur ces dernières années. Les opticiens sont les seuls commerçants habilités à vendre des verres corrigés. Le métier d’opticien est en pleine transformation. Depuis 2007, l’opticien a le droit de pratiquer des examens de vue sur des personnes de plus de 16 ans, pour adapter les verres des lunettes dans le cadre d’un renouvellement d’ordonnance de moins de 3 ans. Cette petite révolution renforce la dimension paramédicale du métier d’opticien. Ces nouvelles perspectives ont conduit les opticiens qui s’orientent davantage vers ces examens de vue à avoir besoin de salariés qui prennent en charge la vente et le montage des lunettes. C’est pourquoi les MFR ont choisi d’ouvrir des formations dans ce secteur en contrat de professionnalisation, ou en apprentissage. 

Une double compétence

Samuel Delabrosse, moniteur à la MFR de Bernay dans l’Eure, explique quel est le profil des jeunes inscrits en BEP « Optique Lunetterie ». « Ils ont souvent une expérience dans la vente. Ils sont parfois titulaires d’un autre diplôme de niveau V. » Le BEP prépare les jeunes à travailler chez un opticien comme « vendeurs monteurs ». C’est un métier polyvalent qui demande une double compétence dans la vente et technique avec la taille des verres pour l’adaptation aux montures. Le vendeur dans un magasin d’optique aide le client à choisir une monture en fonction de l’utilisation qu’il fait de ses lunettes et en fonction du type de verres dont il a besoin. Le jeune en formation sait prendre des mesures pour centrer les verres. Il sait les découper et les tailler pour les insérer dans les montures. Toutes ces opérations de précision nécessitent minutie et patience. Dans le cadre de la réforme de la voie professionnelle, le BEP « Optique-Lunetterie » sera logiquement transformé en bac professionnel à la rentrée prochaine ou à la suivante. En attendant, après le BEP, les jeunes ont le choix d’entrer dans la vie active ou de poursuivre leurs études. Ils peuvent alors choisir le secteur de la vente en bac professionnel ou bien le secteur de l’optique (en bac technologique STI en Génie optique).

Le BTS pour s'installer

Pour avoir le droit de tenir un magasin d’optique, il faut être diplômé du BTS « Opticien Lunetier ». L’Iréo de Brioux-sur- Boutonne, dans les Deux-Sèvres, a mis en place le BTS avec succès. Cette formation s’adresse plutôt à des scientifiques. Les qualités requises sont le sens du commerce, le goût pour le travail manuel de précision et des capacités à gérer son entreprise. La pratique des examens de vue élargit encore la panoplie de ce métier très polyvalent qui fait de l’opticien un partenaire de l’ophtalmologiste à l’interface des clients, des fabricants de verres et de montures, de l’assurancemaladie et des complémentaires de santé.

Les chiffres clés

  • Chiffre d’affaires du marché de l’optique : 5,5 milliards d’euros (4,6 % de croissance par rapport à 2006).
  • Évolution du nombre de points de vente : + 39 % en 10 ans.
  • 36 millions de Français portent des lunettes de vue et 3 millions ont des lentilles de contact.
  • Fréquence de renouvellement moyen des lunettes : tous les quatre ans.

Source : Bien vu - 2007 / DREES

Les acteurs de la filière

  • Les acteurs de la filière ophtalmique sont : - les lunetiers - les fabricants de verres - les opticiens
  • 10,5 millions de montures et 28 millions de verres étaient vendus en 2007 en France.
  • On dénombre 10 218 magasins d’optique.
  • Répartition des parts de marché par circuit de distribution : - Indépendants : 29,87 % - Mutualistes : 9 % - Franchises et succursales : 26,10 % - Groupements coopératifs : 34,54 %

Source : Bien vu - 2007 / DREES

Témoignage /// Jasmine Bretonneau apprentie en BEP ❝Je suis polyvalente ”

Après un stage de 3e chez un opticien, j’ai choisi d’apprendre ce métier. Je suis apprentie en BEP à l’Iréo de Brioux. Je suis polyvalente. Je fais de la vente. En fonction du visage du client, de sa couleur de cheveux, je sais lui conseiller une forme de montures, de verres ou une couleur de lunettes. Je sais mesurer l’écart pupillaire, je découpe les verres. À la MFR on apprend à tailler les verres avec une meuleuse. On le fait avec une machine chez mon maître d’apprentissage. C’est plus facile. Ensuite j’insère les verres dans les montures. Il n’y a pas de problème lorsqu’il s’agit de montures cerclées. Quand il s’agit de montures percées, c’est plus complexe. Notre métier demande beaucoup de précision. Nous assurons également le service après-vente. Nous réparons les lunettes, il faut savoir changer une vis, un verre, effectuer de petites soudures.  

Témoignage /// Karl Guilleminot apprenti en BTS ❝Je me vois responsable ”  

J’ai d’abord passé un BEPA en Pépinière. J’ai ensuite travaillé en usine en intérim dans tout ce qui se présentait. Au bout de dix ans, J’en ai eu assez car je ne voyais pas de progression possible. À 26 ans, j’ai réfléchi à ce qui pourrait me plaire. J’ai cherché sur Internet et je suis tombé sur « opticien ». Je suis allé voir un professionnel qui m’a parlé de son métier, çà m’a plu. Je ne me suis pas trompé. J’ai passé un BEP. Je suis très heureux de ce choix. Aujourd’hui je suis en BTS à l’Iréo de Brioux-sur-Boutonne. J’aime le contact avec la clientèle, il faut toujours avoir le sourire. Je suis passionné par la partie technique. Je me sens engagé dans une course au savoir. J’apprends à pratiquer des examens de vue. Je suis très intéressé par l’optométrie… On parle de gestion d’entreprise, de droit… Il existe d’autres diplômes, une licence professionnelle pourquoi pas… J’ai encore beaucoup à apprendre avant de devenir responsable d’un point de vente… »  

Témoignage /// M. schoemacker opticien KRYS à Bernay dans l’Eure ❝ Notre métier a beaucoup évolué ”  

Je suis opticien à Bernay. Nous sommes dix personnes à travailler dans le magasin, dont quatre opticiens. Les lunettes sont des produits très tendance qui font partie du look. Les gens apprécient d’avoir plusieurs montures, ce qui est possible car les prix des verres et des montures sont plus abordables aujourd’hui. Dans mon magasin, je propose environ 1 500 montures, 500 solaires à des prix qui vont de 29 à 350 euros. Tout le monde doit pouvoir trouver la monture qui lui convient. Avant que la MFR de Bernay n’ouvre une formation en BEP Optique, les jeunes devaient aller à Paris pour se former en alternance. Du coup, sur notre territoire, nous avions beaucoup de mal à recruter des salariés. J’ai soutenu la Maison familiale quand elle a lancé sa formation. J’interviens de façon ponctuelle auprès des jeunes. Je travaille également sur le plan professionnel sur les référentiels de formation. En 1999, les programmes ont été remaniés en BTS. C’était la première étape du changement. On peut dire que dans l’optique, il y a deux voies, l’une passe par le BEP et demain le bac professionnel. Elle forme des vendeurs monteurs qui sont des assistants de l’opticien. L’autre voie passe par le BTS et plus loin, pour des personnes qui souhaitent devenir responsables de magasin. Le métier de monteur vendeur est très polyvalent. C’est avant tout un métier de commerce où l’accueil de la clientèle est très important. Il faut donc avoir toutes les qualités requises d’un bon vendeur : une bonne élocution, une bonne présentation, une grande maturité, car les lunettes sont un produit particulier qui demande de la psychologie. On ne vend pas n’importe quelle paire de lunettes à n’importe quel client. Il faut prendre en compte des aspects techniques, des aspects esthétiques, des aspects imposés par la physionomie des clients. Il faut enfin savoir monter des lunettes. Le calme et la minutie sont très importants. Dans les grands magasins, il arrive souvent qu’une personne s’occupe plus particulièrement de l’atelier de montage. Aujourd’hui notre métier s’est mécanisé fortement. Nous taillons les verres avec des machines numériques sophistiquées et très précises. Il n’empêche qu’il est nécessaire de savoir tailler les verres à la main car nous devons assurer des réparations ou savoir retoucher un verre. Les bases manuelles de l’optique sont alors très utiles. Si le taillage des verres est simplifié, les montures sont, elles, plus compliquées, le travail manuel est donc toujours important. L’opticien est diplômé du BTS. Il est encore plus polyvalent que le monteur-vendeur, il gère les aspects administratifs qui concernent les remboursements de lunettes, gère le personnel, gère les stocks et la pratique des examens de vue lui est strictement réservée. Le métier d’opticien a beaucoup évolué. Notre profession a obtenu le pouvoir de renouveler et modifier légalement une ordonnance.  

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OPTIQUE LUNETTERIE /// Les MFR proposent les formations suivantes :

Cycles 4e/3e - DIMA : découverte des métiers par alternance
Bac pro Optique-Lunetterie
BTS Opticien-Lunetier

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